Catastrophe nucléaire JAPON ; séisme 9 - tsunami dévastateur

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Catastrophe nucléaire JAPON ; séisme 9 - tsunami dévastateur

Message non lupar super_newbie_pro » 23 sept. 2011, 00:26

Séisme d'une ampleur jamais vu au japon 14h46 le 14/3/11 - Tsunami dévastateur 15h06 - Catastrophe nucléaire en cours - Eruption volcanique renforcée !
En raison d'une actualité moins importante (en débit), l'actualisation de ce post ne se fera plus plusieurs fois par heure mais quelques fois par mois.

Structure du topic (réagencé le 16/03 pour faciliter l'actualisation sans scroller) ; Première partie, l'actualité /// Second post, l'actualité précédente /// Troisième post résumé condensé et actualisé, et images nécessaires à la compréhension de ce qui se passe (radioactivité, impact corps humain, échelle d'alerte etc...) et des risques. Ainsi que les sites pour suivre l'actualité ailleurs + les vidéos + les photos


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Les news en direct : source ; 1 2 3 4
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Dimanche 12 Juin 2011 :

Après 2 mois de pause dans l'actualité de ce post, on pensait l'affaire close ou du moins reprise en main par TEPCO puisque les radiations elles, sont toujours présentes et que TOKYO est irradié ; 5.77 contre 0.15 normalement ( http://www.youtube.com/watch?v=i9a0Q1v93SA ). Il n'en est rien, la situation est toujours problématique :

Le réacteur 3 s’emballe

La température continue de monter (186°C, vendredi) ; le niveau de radiations monte
aussi à plus de 100 Milli Sv/h dans le bâtiment. Neuf employés ont reçu des doses
importantes jeudi et ont été évacués après 20 minutes d’intervention. Les interventions
dans le bâtiment 3 sont arrêtées.

Échauffement de la piscine n°4

1535 barres sont encore à plus de 85°C, dans la piscine suspendue .On atteint 89°C,
vendredi et on voit une émission de vapeur d’eau sortir du bâtiment sur la caméra de
Tepco, depuis 24h. Certaines barres doivent être au dessus de 100°C. Il est prévu de
mettre un nouveau système de refroidissement en juillet. Mais ce n’est pas sûr qu’on
puisse attendre si longtemps.

Renforcement du soutènement de la piscine située en haut du bâtiment n°4. On
craignait l’effondrement de la piscine. Tepco renforce les murs en mettant des étaies, en
acier


Jeudi 28 Avril 2011 :

Après le séisme et le tsunami qui ont secoué le Japon le 11 mars dernier et les accidents à répétition sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima, c’est désormais l’amiante contenue dans les bâtiments dévastés qui inquiète les Japonais.

Pendant des décennies, l’amiante a été utilisée dans le bâtiment pour ses qualités d’isolation acoustique et thermique avant d’être interdite. Aujourd’hui, elle inquiète les autorités japonaises, surtout celles qui gèrent les zones dévastées par le tsunami géant du 11 mars, rapporte l’AFP.

Au milieu des 25 millions de tonnes de débris accumulés, les Japonais qui tentent de nettoyer l’endroit doivent faire très attention. "La principale source d’inquiétude, c’est la poussière qui est inhalée", a expliqué à l’agence de presse Tetsua Ishii, de la municipalité de Sendai, située à 300 kilomètres de Tokyo environ.

Le quotidien nippon Yomiuri Shimbun indique que le gouvernement est en train de mettre en place une commission d’experts qui va mesurer les taux d’exposition à l’amiante dans ces zones aux allures d’apocalypse.

A côté de cela, "il y a plus de 30.000 tonnes de débris de bois [qui] peuvent dégager des dioxines s’ils sont simplement brûlés à l’air", explique à l’AFP Yoichi Kobayashi, de la division Environnement de la ville de Sendai. Une autre source d’inquiétude pour les Japonais. Ceux qui s’y aventurent doivent porter un masque pour se protéger.

Ces zones entièrement détruites par le tsunami sont toujours semblables à des champs de bataille, plus d’un mois après la catastrophe. Il faudra certainement plusieurs années pour nettoyer tous les débris et entamer la reconstruction.


Mardi 12 Avril 2011 :

15h00 : (Reuters) - The operator of Japan's crippled Fukushima Daiichi nuclear power plant said on Tuesday that they are concerned that the radiation leakage could eventually exceed that of the 1986 Chernobyl nuclear disaster.

"The radiation leak has not stopped completely and our concern is that it could eventually exceed Chernobyl," an official from operator Tokyo Electric and Power told reporters on Tuesday.

Japan on Tuesday raised the severity of its nuclear crisis at the Fukushima Daiichi nuclear plant to a level 7 from 5, putting it on par with the Chernobyl nuclear disaster in 1986.

The emission of radioactive substances from the Daiichi plant is about 10 percent of the amount that had been detected at Chernobyl, Japan's nuclear safety agency said earlier on Tuesday. (Reporting by Shinichi Saoshiro, editing by Jonathan Thatcher)


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L'Agence japonaise de sûreté nucléaire a élevé, mardi 12 avril, l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima-1 au niveau maximum de 7 sur l'échelle des événements nucléaires et radiologiques (INES), le plaçant au même degré de gravité que la catastrophe de Tchernobyl.

Elle a toutefois précisé que le niveau des émissions radioactives enregistré depuis le début de l'accident nucléaire n'équivalait qu'à 10 % de celui mesuré en 1986 après la catastrophe de la centrale située en Ukraine.

"Nous n'avons pas déploré les mêmes irradiations de personnes. Il y a eu des rejets à Fukushima de vapeurs et de fumées, mais pas de même ampleur ni de même nature qu'à Tchernobyl", a mis en exergue un porte-parole de l'Agence. Les autorités nucléaires japonaises craignent tout de même que les "fuites radioactives" ne "dépassent finalement celles de Tchernobyl". N'importe quoi leur comm... Les niveaux seraient ceux de tchernobyl voir ici http://www.newscientist.com/article/dn2 ... evels.html

Preuve de la gravité de la situation, des traces de strontium, un élement hautement radioactif produit par la fission nucléaire, ont été trouvées pour la première fois dans les sols et dans des plantes près de la centrale

"ACCIDENT MAJEUR"

Un responsable de l'Agence japonaise de sûreté nucléaire a souligné que la décision de revoir la gravité de l'accident à la hausse avait été prise "sur la base des mesures d'iode et de césium relevées dans l'environnement". "Nous allons continuer de surveiller la situation. C'est un niveau provisoire", a-t-il précisé, ajoutant que la décision définitive de classer cet accident au niveau 7 serait prise ultérieurement par un comité d'experts internationaux.

Jusqu'ici, l'Agence japonaise classait l'accident au niveau 5, ce qui correspond à un "accident ayant des conséquences étendues", tandis que son homologue française l'évaluait à 6, le niveau d'un "accident grave". Le niveau 7, le plus important, correspond à un "accident majeur". Seule la catastrophe de Tchernobyl a été classée jusqu'à présent à ce degré maximal, signifiant qu'un "rejet majeur de matières radioactives" s'est produit avec "des effets considérables sur la santé et l'environnement".

NAOTO KAN : LA SITUATION "SE STABILISE PAS À PAS"


Interrogé sur l'apparente contradiction entre ses propos et la décision d'élever au niveau 7 de gravité l'accident à Fukushima, Naoto Kan a répondu : "Nous avons réévalué le niveau sur la base de vérifications de l'étendue des émissions radioactives parfois élevées."REUTERS/YURIKO NAKAO
Malgré cette décision, le premier ministre japonais, Naoto Kan, a voulu se montrer rassurant, déclarant que la situation "se stabilise pas à pas" et que les fuites radioactives baissent. Interrogé sur l'apparente contradiction entre ses propos et la décision d'élever au niveau 7 de gravité l'accident à Fukushima, M. Kan a répondu : "Nous avons réévalué le niveau sur la base de vérifications de l'étendue des émissions radioactives parfois élevées."

Il a assuré en outre que "la santé des citoyens est le principe directeur des décisions du gouvernement", demandant aux Japonais de "reprendre leur vie normale" et de consommer, après la période de retenue qu'ils se sont imposée.

RÉPLIQUES

Pendant ce temps, les répliques au séisme dévastateur du 11 mars continuent de secouer la côte nord-est du Japon. Une forte secousse de magnitude 6,3 s'est produite, mardi en début d'après-midi, dans la région de Fukushima. Son hypocentre était situé à seulement 10 km de profondeur. Les employés de la centrale de Fukushima-1 ont été évacués par précaution. Tepco a assuré que ses pompes électriques continuaient de fonctionner normalement pour refroidir les réacteurs nucléaires. Selon les experts, des tremblements de terre répétés pourraient provoquer des dégâts supplémentaires sur la centrale déjà gravement endommagée.

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Annotations pertinente de _Phil67_ concernant ce résumé :

Les 2 phrases en rouges émanant d'articles citant exclusivement des sources japonaises montrent bien à quel point le chiffre de "10% de Tchernobyl" n'a plus de sens.

Lorsque l'IRSN a cité cette évaluation à la louche il y a très longtemps toutes les autorités japonaises ont rejeté en bloc cette hypothèse alors qu’aujourd’hui elle est reprise officiellement (avec presque 20 jours de retard). Insister maintenant avec le "10% de Tchernobyl" relève de la désinformation !

Jusqu'à preuve du contraire les évaluations autrichiennes à plus de "60% de Tchernobyl" au 24/03 pour l'iode-131 et le césium-137 n'ont pas été démenties par d'autres chiffres et mériteraient d'être citées en 1ère page.

Pour les détails voir le post d'il y a quelques heures avec les sources du New Scientist :
http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Actualite/catastrophe-nucleaire-devastateur-sujet_97463_1066.htm#t26130967


Mercredi 06 Avril 2011 :

La fuite d'eau hautement radioactive qui s'échappait de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima dans l'océan a été colmatée, annonce, mercredi 6 avril, Tokyo Electric Power (Tepco). "Les ouvriers ont confirmé à 5 h 38 que l'eau s'écoulant de la fosse s'est arrêtée", a déclaré Tepco dans un communiqué. Les techniciens avaient découvert, la semaine dernière, une brèche de 20 cm dans le mur d'une fosse technique située près du rivage et reliée au réacteur n° 2.

Un important volume d'eau très contaminée coulait continûment de cette fosse et les techniciens n'étaient pas parvenus, jusqu'à mercredi, à boucher la fissure, malgré plusieurs tentatives de colmatage au ciment, puis à l'aide d'un mélange de polymères, de papier journal et de sciure de bois. Mardi, ils avaient décidé de procéder à des forages en amont pour suivre les flux d'eau et injecter du verre soluble (silicate de sodium), un agent chimique qui a pour propriété de solidifier le sol. Cette fuite était à l'origine d'une élévation importante du taux d'iode 131 radioactif, constatée lors de prélèvements effectués dans l'eau de mer à proximité de la centrale.

ACCUMULATION D'HYDROGÈNE

Tepco envisage maintenant d'injecter de l'azote dans le réacteur 1 de la centrale afin d'éviter une explosion provoquée par l'accumulation d'hydrogène, a prévenu l'opérateur, mercredi. Les experts présents dans la centrale craignent que la quantité d'hydrogène continue à augmenter jusqu'à provoquer une explosion par contact avec l'oxygène dans l'air. Des explosions d'hydrogène ont déjà fortement endommagé le bâtiment extérieur de deux des six réacteurs de Fukushima Dai-Ichi, sans toutefois porter atteinte au cœur de l'installation, après le séisme et le tsunami du 11 mars.

Gaz inerte, l'azote est régulièrement utilisé dans les zones de stockage sensibles pour faire chuter le taux d'oxygène dans l'air et remplacer ainsi une partie de l'atmosphère. Cette opération "d'inertage" pourrait être menée dès mercredi, a ajouté la société. Elle doit durer plusieurs jours.

NOUVEAUX DÉVERSEMENTS EN MER

Faute de moyens de stockage, Tepco reste toutefois dans l'obligation de déverser dans l'océan Pacifique une partie de l'eau radioactive utilisée pour refroidir le cœur des réacteurs et empêcher ainsi une aggravation de la situation. Un premier "délestage" de 11 500 tonnes sur les 60 000 stockées sur le site est en cours et l'opération devrait se poursuivre jusqu'à vendredi 8 avril. Elle n'aura pas de conséquences sanitaires pour les populations, a assuré Hidehiko Nishiyama, le directeur adjoint de l'Agence du sûreté nucléaire et industrielle. Les experts craignent cependant que la chaîne alimentaire soit contaminée en amont, à travers le plancton qui est consommé par les poissons.

Le gouvernement envisage de contrôler plus étroitement la vente des produits de la pêche après la découverte de poissons contaminés. L'Inde est, quant à elle, devenue le premier pays à interdire totalement l'importation de produits alimentaires en provenance du Japon. L'iode 131, dont la durée de vie se réduit de moitié tous les huit jours, inquiète moins les experts que le césium 137, également présent dans l'eau radioactive et qui, lui, n'aura perdu que la moitié de sa radioactivité en trente ans.


Des indemnités ?

Alors que les efforts se poursuivent pour stabiliser la situation dans la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est du Japon), l'opérateur du site, Tepco, a annoncé, mardi 5 avril, avoir offert des indemnités de "consolation" à dix villes voisines dont les résidents ont été contraints d'évacuer leur domicile.

Preuve de la colère grandissante à l'égard du groupe propriétaire du site, l'une des municipalités a refusé ce don de 20 millions de yens (180 000 euros), "ce qui nous laisse libres de critiquer la société", a déclaré une porte-parole de la ville de Namie. "La population locale dépasse les 20 000 habitants et donc chaque résident aurait reçu moins de 1 000 yens (9 euros). Cela ne permet pas à des gens sinistrés de vivre", a-t-elle ajouté.

LES AGRICULTEURS PARTICULIÈREMENT TOUCHÉS

Environ 80 000 personnes habitant dans un périmètre de 20 km autour de la centrale accidentée à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars ont été forcées d'évacuer la zone, abandonnant tout derrière elles. Beaucoup d'agriculteurs de la préfecture de Fukushima ont, en outre, dû arrêter la commercialisation de leurs légumes et de leur lait en raison d'un taux trop élevé de radioactivité dû aux dommages sur quatre des six réacteurs de la centrale.

Plus de trois semaines après le passage de la vague de 14 mètres, la situation à la centrale Fukushima Dai-Ichi reste problématique. Les circuits de refroidissement du combustible nucléaire n'ont toujours pas été réparés. Les réacteurs continuent à propager des radiations dans l'air, dans le sol et dans la mer, menaçant de contaminer toute la chaîne alimentaire et l'eau potable. Le ministre de l'industrie, Banri Kaieda, a déclaré, mardi, à la presse qu'il avait ordonné à Tepco de se préparer à verser sans tarder des dédommagements aux populations les plus touchées.

INDEMNITÉS PHARAONIQUES

Selon l'agence de presse Kyodo, la société doit par ailleurs calculer, avec le gouvernement, les énormes indemnités qu'elle devra verser aux entreprises, agriculteurs et pêcheurs affectés par l'accident nucléaire. L'action de Tepco a plongé de 18,10 % mardi, tombant à 362 yens, son plus bas en près de soixante ans.

Le comité de politique monétaire de la Banque centrale du Japon (BoJ) doit débuter, mercredi 6 avril, une réunion de deux jours, au terme de laquelle il pourrait décider notamment de proposer aux entreprises pénalisées un dispositif spécial de prêts à taux préférentiel très bas sur une durée d'un an, selon les économistes. Depuis le 11 mars, la BoJ a injecté en urgence des milliers de milliards de yens (dizaines de milliards d'euros) dans le circuit interbancaire, afin d'éviter que les institutions financières locales ne soient à court d'argent.

Récession économique ?

L'impact économique du séisme, du tsunami et de l'accident nucléaire de Fukushima risque de pousser le Japon dans la récession au cours des prochains mois. C'est ce que prévoit un panel d'économistes interrogés par le quotidien économique Nikkei.

De son côté, l'OCDE estime que la croissance devrait être amputée de 0,2 à 0,6 point de pourcentage au premier trimestre, puis de 0,5 à 1,4 point au deuxième, mais que la reconstruction permettra un rebond dès le troisième trimestre.

A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei a encore perdu 1,06 %, mardi 5 avril en clôture, et les valeurs phares davantage, en raison de la crainte des risques liés au séisme et à l'accident nucléaire de Fukushima, dont l'issue est des plus incertaines.

Le triple désastre a fait plonger la confiance des investisseurs, les exportations et la consommation intérieure, résume, mardi, le journal, après avoir étudié les rapports publiés par les onze principaux instituts financiers privés. La reprise n'est pas attendue avant le troisième trimestre 2011.

L'AUTOMOBILE ET L'ÉLECTRONIQUE AFFECTÉS

En moyenne, le produit intérieur brut (PIB) de la troisième puissance économique mondiale pourrait se contracter de 0,6 % en rythme annualisé au premier trimestre 2011 par rapport au précédent, puis de 2,6 % durant les trois mois suivants (avril-juin).

L'économiste le plus pessimiste prévoit même une chute de 7,1 % au deuxième trimestre. "La plupart d'entre eux s'attendent à ce que la consommation et les exportations continuent à baisser" entre avril et juin, résume Nikkei.

L'économie nippone a déjà décru de 1,3 % en rythme annualisé durant le dernier trimestre 2010, selon les statistiques officielles. Une récession est définie par deux trimestres consécutifs de contraction du PIB.

COÛT DE LA CATASTROPHE

Les exportations devraient particulièrement baisser dans l'automobile et l'électronique, secteurs dont la production est le plus affectée par les dégâts et perturbations engendrés par le séisme et le tsunami du 11 mars. Avant cette catastrophe, les économistes prévoyaient un léger rebond de la croissance au premier trimestre, soutenue par les exportations.

Presque tous les experts s'attendent désormais à une reprise au second semestre, avec une croissance de 1,2 % entre juillet et septembre, puis de 5,6 % au dernier trimestre, toujours en rythme annualisé.

Le gouvernement a évalué à 25 000 milliards de yens (208 milliards d'euros) le coût de la catastrophe du 11 mars. Ce montant ne comprend pas l'impact, notamment sur l'agriculture, des rejets radioactifs de la centrale de Fukushima sinistrée et en proie à une grave série d'accidents.

L'ACTION TEPCO AU PLUS BAS

En partie responsable de la chute de la Bourse japonaise, l'action de Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploite la centrale accidentée Fukushima Dai-Ichi, a encore dévissé de 18,10 %, mardi 5 avril, dégringolant à son plus bas historique en près de soixante ans. Par ailleurs, la pénurie d'électricité affecte fortement l'économie. De nouvelles craintes sont apparues, lundi soir, lorsque la compagnie a annoncé qu'elle commençait à rejeter volontairement en mer de l'eau faiblement radioactive.

Le groupe a par ailleurs décidé, mardi, de reporter à une date indéterminée l'annonce de ses résultats financiers pour l'année budgétaire d'avril 2010 au 31 mars dernier, du fait des conséquences de la catastrophe. L'endettement de Tepco s'alourdit et les coûts augmentent alors que ses revenus fléchissent. L'hypothèse de la nationalisation de la companie électrique la plus importante du pays fait désormais partie des options sur la table.



Lundi 28 Mars 2011 :

La radioactivité élevée complique les efforts en cours à Fukushima. Le point sur la situation ce lundi matin.

La radioactivité a augmenté ces derniers jours à Fukushima. Les dernières mesures, effectuées dimanche, montrent notamment un niveau d'iode 131 1850 fois supérieur à la normale relevé en mer au large de la centrale. :surprise: Il s'agit des niveaux les plus alarmants mesurés depuis le début de la catastrophe voici 17 jours.

De l'eau très radioactive a été découverte à l'extérieur du bâtiment abritant le réacteur 2 et pourrait avoir ruisselé jusqu'à la mer toute proche, a annoncé lundi un porte-parole de l'opérateur, Tokyo Electric Company (Tepco). Cette forte radioactivité semble due à la fonte de cartouches de combustible qui sont alors entrés en contact avec de l'eau qui sert à refroidir le réacteur.

Sakae Muto, vice-président de Tepco, a parlé d'une opération incertaine et longue. "C'est regrettable, mais nous n'avons pas de calendrier concret nous permettant, actuellement, de dire dans combien de mois ou d'années (la crise sera terminée)", a-t-il dit.

"Je pense que peut-être, la situation est nettement plus grave que nous ne le pensions", a déclaré un expert, Najmedin Meshkati, de l'université de Californie Sud. Il faudra sans doute, selon lui, des semaines pour stabiliser la situation, et il sera peut-être nécessaire que l'ONU soit de la partie. "A mon humble avis, c'est plus important que la zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye", a-t-il estimé.

La situation est considérée comme stabilisée dans deux des six réacteurs de Fukushima-Daiichi, mais elle demeure instable dans les quatre autres, d'où se dégage parfois de la vapeur ou de la fumée.

Selon le dernier bilan en date, le séisme de magnitude 9 du 11 mars a fait 10 804 morts confirmés et 16 244 disparus. Deux cent cinquante mille personnes vivent toujours dans des centres d'hébergement. Les dégâts pourraient s'élever à 300 milliards de dollars, ce qui en fait la catastrophe naturelle la plus coûteuse au monde.

Bien au-delà de la zone d'évacuation en vigueur autour de la centrale accidentée, de la radioactivité a été mesurée ces derniers jours ici et là, comme par exemple dans l'eau courante à Tokyo. Dernière nouvelle en date sur ce front, de l'iode radioactif a été décelé dans de l'eau de pluie dans l'Etat du Massachusetts, sur la côte Est des Etats-Unis, mais les autorités sanitaires assurent que cela n'est en rien dangereux.

Un nouveau séisme, de magnitude 6,5, a été enregistré lundi dans la région. Dernière en date d'une longue série de répliques, cette secousse a conduit les autorités à déclencher une alerte au tsunami, qui a été levée peu après. Aucun dégât n'a été signalé du fait de ce tremblement de terre.
Bien que selon les experts la radioactivité dans les eaux du Pacifique va rapidement se diluer, le niveau enregistré sur le site est de toute évidence dangereux, et les 450 techniciens qui se relaient à la centrale forcent l'admiration des Japonais comme de la communauté internationale.


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TREIZIÈME JOUR Mercredi 23 Mars 2011 :
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L'inquiétude monte à Tokyo, où les autorités ont demandé de ne plus donner aux bébés de l'eau du robinet, en raison du niveau d'iode radioactive causé par les rejets de la centrale de Fukushima Dai-ichi. La situation sur le site semble toujours très précaire: une nouvelle évacuation a eu lieu mercredi alors que de la fumée noire s'échappait du réacteur numéro 3.

Le travail a dû être suspendu jusqu'à jeudi. L'électricien TEPCO, qui exploite le site, affirme ne pas avoir relevé de pic de radioactivité sur la centrale coïncidant avec la fumée.

L'agence de sûreté nucléaire et industrielle japonaise disait ignorer la cause de ce dégagement. Mercredi soir, l'un de ses responsables, Kenji Kawasaki, a fait savoir que les employés ne pourraient pas à revenir sur le site avant le lendemain matin, car en pleine nuit il était difficile de savoir si toute la fumée s'était dissipée.

Depuis le séisme et le tsunami du 11 mars qui ont frappé le système de refroidissement de cette centrale du nord-est du Japon, les employés tentent désespérément de stabiliser les six réacteurs. Des explosions et des incendies ont touché quatre d'entre eux, provoquant des rejets radioactifs.

Les employés espèrent relancer le système de refroidissement après avoir rétabli l'alimentation électrique des six réacteurs. Tard mardi soir, la lumière avait été rallumée au réacteur N°3. Selon TEPCO, la pompe de cette installation a été testée et est fonctionnelle. Mais les responsables ne savent pas encore s'ils pourront la rallumer.

La crainte des conséquences sanitaires de la crise s'est accentuée ces derniers jours avec la découverte de légumes, autres végétaux et de lait cru contaminés dans des zones proches de la centrale mais aussi de niveaux de radioactivité supérieurs à la normale dans l'eau du robinet et même dans l'eau de mer à proximité du site.

Le gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, a recommandé de ne plus utiliser l'eau du robinet pour faire boire les bébés de moins d'un an ou préparer les biberons.

Dans le centre de Tokyo, des niveaux de radioactivité liée à l'iode-131 atteignant 210 becquerels par litre ont été décelés, soit deux fois le seuil de 100 recommandé pour les nourrissons, selon des responsables de l'Office de l'eau de la capitale. Le seuil autorisé pour les adultes est de 300 becquerels.

Ces seuils sont fixés en fonction d'une consommation régulière et soutenue et les autorités ont appelé la population à ne pas s'alarmer, expliquant qu'il ne fallait plus donner d'eau du robinet aux bébés, mais que ce n'était pas grave s'ils en avait déjà bu de petites quantités. Les tout petits sont particulièrement vulnérables à l'iode radioactive, qui peut provoquer des cancers de la thyroïde, selon les experts.

D'après les autorités japonaises, les niveaux d'iode-131 dans l'eau du robinet ne représentent pas pour l'heure de risque immédiat pour la santé des adultes et des enfants de plus d'un an. "Même si vous buviez cette eau pendant un an, cela n'affecterait pas la santé", assurait le secrétaire général du gouvernement, Yukio Edano.

Selon les experts, les concentrations d'iode-131 se dispersent rapidement dans l'air, la moitié disparaissant au bout de huit jours.

Tokyo compte 13 millions d'habitants dans la ville même et 39 millions dans toute l'agglomération. L'annonce des autorités nippones a provoqué une ruée dans les magasins, rapidement à court de bouteilles d'eau minérale. Dans un supermarché du centre-ville, un employé, Toru Kikutaka, expliquait que les achats étaient limités à deux bouteilles de deux litres par personne mais que le magasin avait épuisé son stock presque immédiatement.

Le séisme et le tsunami du 11 mars ont fait au moins 9.523 morts confirmés et 16.094 personnes sont portées disparues, selon les chiffres fournis mercredi par la police nationale japonaise. Un porte-parole de la police de l'une des préfectures les plus touchées, celle de Miyagi, estimait que le bilan devrait dépasser les 15.000 morts rien que pour cette seule région. Environ 3.800 corps y ont déjà été retrouvés.

Le séisme et le tsunami pourraient se révéler la catastrophe la plus coûteuse dans le monde, selon les dernières estimations du gouvernement japonais. Les dégâts auraient entraîné des pertes situées entre 16.000 milliards de yens (139,2 milliards d'euros) et 25.000 milliards de yens (217,4 milliards d'euros). AP

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DOUZIEME JOUR Mardi 22 Mars 2011 :
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Toshiba et Hitachi dépêchent des personnels

Les fabricants japonais de centrales nucléaires Toshiba et Hitachi ont annoncé, mardi, l'envoi de plusieurs centaines d'employés sur le site de Fukushima, afin d'aider à faire face à la crise en cours. Les deux groupes, connus pour leur électronique grand public, ont fourni des réacteurs sur le site de Fukushima 1. Toshiba a dépêché cent personnes sur les deux centrales de Fukushima, Dai-Ichi et Dai-Ni, sur les 700 employés mobilisés par le groupe au sein d'une cellule de crise. Hitachi a mis en place une cellule d'un millier de personnes dont 120 ont été envoyées à Dai-Ichi.

Le bilan provisoire du séisme

La police japonaise faisait état mardi à 4 heures (lundi 20 heures à Paris) de 9 079 morts confirmés et de 12 645 disparus, ce qui excède déjà le bilan du séisme de Kobé, en 1995. Le bilan devrait dépasser les 15 000 morts dans la seule préfecture de Miyagi, a déclaré la police locale. Les autres préfectures les plus affectées par la double catastrophe sont celles d'Iwate et Fukushima.

Environ 318 000 personnes restent hébergées dans des campements provisoires, précise la police. Les autorités ont élargi sur un rayon de 20 km, contre 10 km le 12 mars, la zone d'exclusion autour de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima. Environ 177 500 habitants ont été évacués de cette zone. Le fournisseur d'électricité Tohoku Electric Power recensait 217 000 foyers privés d'électricité dans le Nord mardi midi. Le ministère de la santé estime qu'au moins 880 000 foyers étaient privés d'eau courante lundi dans onze préfectures du pays.Au moins 117 570 bâtiments ont été endommagés, dont 14 713 sont complètement détruits, avait déclaré la police samedi.

A Fukushima, les travaux ont repris, sur fond d'inquiétude

Les travaux ont repris, mardi matin, à la centrale nucléaire de Fukushima pour tenter de rétablir les systèmes de refroidissement des réacteurs, alors que les produits de la mer de cette région pourraient à leur tour être touchés par les retombées radioactives. L'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) a annoncé que le personnel était revenu sur le site vers 8 heures, heure locale (minuit en France) après avoir été évacué la veille en fin d'après-midi dès l'apparition de fumées inquiétantes s'échappant des réacteurs 2 et 3.

Les six réacteurs de la centrale disposent désormais d'une ligne électrique externe, après la pose d'un câble jusqu'au distributeur des unités 3 et 4, a indiqué l'Agence de sûreté nucléaire. Le couple 3 et 4 a été relié dans la matinée de mardi, tandis que les couples 1-2 et 5-6 l'avaient été dans les jours précédents. Toutefois, leurs équipements ne sont toujours pas alimentés, hormis pour les unités 5 et 6.

La centrale de Fukushima Dai-Ichi (n° 1), située dans le Nord-Est à 250 km de Tokyo, a été gravement endommagée par le puissant séisme de magnitude 9 suivi d'une énorme vague de 14 mètres de haut. Tepco estimait jusqu'à présent que le tsunami venu de l'océan Pacifique était de 10 mètres. Le refroidissement des réacteurs à l'aide de canons à eau n'avait, en revanche, pas encore repris mardi en milieu de journée, a précisé Tepco. Les techniciens ont réussi à rétablir l'alimentation électrique de la centrale, mais ils n'ont pas encore remis en service les équipements, notamment les systèmes de refroidissement, essentiels pour éviter une fusion du combustible nucléaire.


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ONZIEME JOUR Lundi 21 Mars 2011 :
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Depuis 10h20 (heure française) ce lundi, une fumée blanche s'échappe d'une fissure dans le toit du bâtiment du réacteur n°2. Son origine reste mystérieuse.

Pendant un moment, une fumée grise puis noire s'était également échappée du toit du bâtiment du réacteur 3, poussant l'entreprise exploitante à évacuer le personnel se trouvant à proximité. Un porte-parole de la Tepco ne savait pas combien des 420 employés travaillant sur le site ont dû quitter les lieux. Le niveau de radiation est toutefois resté stable, a rassuré l'Agence japonaise de sûreté nucléaire (AJSN). Celle-ci n'a pas donné d'explications sur l'origine de l'incident, mais selon les spécialistes, il ne s'agissait pas de vapeur mais d'une fumée provenant de quelque chose qui a brûlé. Celle-ci s'est arrêtée au bout de deux heures.

Peu auparavant, la pression continuait d'augmenter dans ce réacteur et les ingénieurs envisageaient de libérer de la vapeur contaminée, expliquait l'AJSN. Si les pompes à eau, qui permettraient d'éviter une surchauffe des barres de combustible et une diffusion plus importante de la radioactivité, ne fonctionnent pas, une solution «à la Tchernobyl» pourrait être adoptée, consistant à enfouir toute la centrale sous des tonnes de sable et de béton.

Ce réacteur inquiète tout particulièrement les ingénieurs car il contient du combustible MOX, mélange d'oxydes de plutonium et d'uranium issu de produits de recyclage, qui dégage plus de chaleur résiduelle qu'un combustible à base d'uranium. Le réacteur 3 est d'ailleurs celui qui a subi les plus lourds dégâts après le séisme et le tsunami du 11 mars : le toit du bâtiment supérieur a été entièrement détruit par une forte explosion la semaine dernière, en raison d'une importante accumulation d'hydrogène consécutive à des opérations de dépressurisation de la cuve du réacteur.

Les retombées radioactives du nuage émis par la centrale de Fukushima, qui pourrait atteindre la France dans les prochains jours, resteront «à des niveaux extrêmement bas» et seront «sans aucune conséquence» sur la santé, a assuré aujourd'hui l'ASN.

Selon l'agence, qui se fonde sur les simulations et les calculs de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), le nuage de particules radioactives provenant des rejets de la centrale accidentée pourrait atteindre les Antilles françaises à partir de lundi, Saint-Pierre-et-Miquelon à partir de mardi, puis la métropole française à partir de mercredi.

Mais dans tous les cas, la radioactivité resterait à «des niveaux extrêmement bas (...) 1000 à 10.000 fois moins que les retombées de Tchernobyl» en 1986, a insisté le président de l'ASN, André-Claude Lacoste, lors d'un point de presse. «Il est tout à fait clair qu'à ce niveau de concentration, il n'y a aucune conséquence possible en termes de santé pour les Français, aucune conséquence possible non plus sur les niveaux maximum (de radioactivité) retenus par les aliments (...) Nous sommes tout à fait formels», a-t-il assuré

Le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon ont fait 8805 morts et 12.664 disparus, selon un nouveau bilan provisoire de la police nationale rendu public dimanche. Ce bilan devrait encore s'alourdir. «Nous aurons besoin d'équipements pour plus de 15.000 corps», a ainsi déclaré le chef de la police de la préfecture de Miyagi, l'une des plus touchées par la catastrophe.

7h00 L'institution basée à Washington publie ce lundi un rapport, dans lequel elle évalue les coûts du séisme et du tsunami à 235 milliards de dollars, soit 4% de la production nationale de l'Archipel.

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DIXIEME JOUR Dimanche 20 Mars 2011 :
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13h34 Voici un récapitulatif de la situation actuelle au Japon :

* L'électricité a été rétablie dans le réacteur n° 2. Tepco espère rétablir le fonctionnement de la salle de contrôle ainsi que de l'électricité et du système de refroidissement du réacteur numéro 1 qui est relié au réacteur numéro 2 par un câble.

* Toutefois, les équipements de refroidissement n'étaient toujours pas opérationnels dimanche soir (heure japonaise) dans le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima. "Les contrôles prennent plus de temps [que prévu initialement], affirme Tepco. Nous ne savons pas exactement quand nous pourrons relancer les systèmes."

* L'Agence internationale de l'énergie atomique avait déclaré samedi qu'il n'était pas certain que les pompes de la centrale nucléaire de Fukushima pourraient être remises en marche une fois le courant rétabli.

* La centrale nucléaire accidentée de Fukushima 1, qui comporte six réacteurs, ne sera plus utilisée, a annoncé le gouvernement.

* Sept secouristes de Fukushima ont été exposés à des niveaux de radiations supérieurs à 100 millisieverts, à partir duquel le risque de cancer augmente.

* Des traces radioactives ont été détectées pour la première fois à Taïwan sur des fèves importées du Japon.

* Le bilan du séisme et du tsunami s'est alourdi. Selon un bilan diffusé par la police nationale, il y aurait 8.133 morts et 12.272 disparu.

* Dans le nord du pays, où plusieurs villes ont été rayées de la carte, des centaines de milliers de personnes sans abris cherchent encore leurs proches dans les décombres. Deux survivants de 80 et 16 ans retrouvés dans les décombres de leur cuisine dans la ville dévastée d'Ishinomaki, neuf jours après la catastrophe.

12h50 [Dernière minute] La France va acheminer une aide alimentaire d'urgence, des médicaments, ainsi que des instruments de mesure de radioactivité dans le nord-est du Japon. Un Antonov 224 affrêté par les autorités françaises est attendu le 25 mars avec une cargaison d'une centaine de tonnes, a déclaré à l'AFP l'ambassadeur de France, Philippe Faure. L'appareil, l'un des plus gros avions de transport du monde, doit apporter des conserves, du lait en poudre, du lait pour bébé, 150.000 bouteilles d'eau, ainsi que des médicaments et des produits d'hygiène corporelle. La cargaison comprendra également du matériel utilisé dans les situations de crise nucléaire: dosimètres, radiomètres, contaminomètres, des masques, une remorque de contrôle atmosphérique et un camion de mesures des conditions environnementales. Le détachement de 120 sapeurs-pompiers français actuellement présent dans le nord-est pourra participer aux opérations de distribution de cette aide humanitaire. Depuis le départ des secouristes allemands, britanniques et suisses notamment, la France est le seul pays européen à avoir encore des sauveteurs dans les régions dévastées par le séisme et le tsunami.

09h44 Tokyo Electric Power (Tepco) espère rétablir le fonctionnement de la salle de contrôle ainsi que de l'électricité et du système de refroidissement du réacteur numéro 1, qui est relié au réacteur numéro 2 par un câble, affirme l'agence Kyodo.

09h32 [Dernière minute] L'électricité a été rétablie dans le réacteur n° 2 de la centrale nucléaire de Fukushima, selon l'agence Kyodo, citée par Reuters.

09h08 [dernière minute]Des radiations ont été détectées à Taïwan sur des fèves importées du Japon. Les fèves contenaient 11 becquerels (bq) par kilo d'iode radioactif et 1 bq par kilo de césium 137, selon une responsable sanitaire taïwanaise. Elles pourraient avoir été contaminées lors de leur transit à l'aéroport Narita de Tokyo. Deux personnes ont été retrouvées vivantes après avoir passé 9 jours sous les décombres

07h46 Systèmes de refroidissement. Selon l'opéréteur de la centrale, Tepco, l'électricité ne pourra pas être rétablie dimanche. Canons à eau. Les autorités ont intensifié depuis samedi le refroidissement des réacteurs à l'aide de camions citernes équipés de canons à eau, qui ont déversé en 13 heures un peu plus de 2 000 tonnes d'eau de mer sur le réacteur 3. Une opération similaire, contrôlée comme la première à distance afin d'éviter l'exposition de personnes aux niveaux élevés de radiations, a été réalisée sur le réacteur 4 dimanche matin. "L'électricité n'a pas encore été rétablie car il faut faire plusieurs vérifications, des zones baignant dans l'eau de mer", sans provoquer de court-circuit, a expliqué un porte-parole de Tepco.

07h43 Réacteur n° 3. Selon l'Agence de sûreté nucléaire japonaise, la pression augmente dans le réacteur n° 3. Tepco devra sans doute ouvrir les valves pour relacher cette pression. "Cela signifie que des substances radioactives vont s'échapper à l'extérieur", a reconnu un des responsables de l'agence.

07h40 20 000 morts et disparus. Le bilan du séisme a été réévalué dans la nuit de samedi à dimanche (heures de Paris). Le tremblement de terre et le tsunami ont causé la mort de plus de 8 000 personnes ; 12 000 ont disparu, selon un bilan provisoire diffusé par la police nationale.

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NEUVIEME JOUR Samedi 19 Mars 2011 :
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Le point sur la situation en ce samedi soir :

- Tepco travaille toujours au rétablissement de l'électricité dans les réacteurs de Fukushima afin de réactiver les systèmes de refroidissement. Le retour de l'électricité devrait se faire au plus tôt dans la journée de samedi, il faudra cependant attendre dimanche pour le réacteur n°3.
- Les pompiers arrosent le réacteur n°3 pour le refroidir. Le dernier arrosage a eu lieu à 0h45 au Japon, et devrait reprendre à midi afin de laisser les techniciens travaillant sur le retour de l'électricité travailler.
- Tepco a déclaré qu'il ne renverrait pas sur le terrain ses employés ayant reçu plus de 100 mSv de radiation
- La situation sanitaire des survivants du tsunami est très difficile : pas d'électricité, pas de chauffage alors que les températures sont hivernales, de moins en moins de nourriture, d'eau potable et de médicaments. L'essence se fait rare.
- Le dernier bilan fait état de 6 911 morts

17h05 Le Japon a suspendu la vente de produits alimentaires provenant de la région de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, en raison des risques de contamination radioactive, annonce samedi l'AIEA.

12h15 [Dernière minute] Des traces d'iode radioactif ont été trouvées dans l'eau du robinet à Tokyo, rapporte Kyodo News. La présence d'iode radioactif a été décelée dans l'eau du robinet dans les préfectures de Tokyo, Tochigi, Gunma, Saitama, Chiba et Niigata.Du césium a été découvert dans de l'eau distribuée dans les préfectures de Tochigi et Gunma. Les niveaux les plus élevés ont été enregistrés à Tochigi, à 77 becquerels par kilogramme d'eau pour l'iode radioactif et 1,6 becquerel par kilogramme d'eau pour le césium.

11h26 le lien ci-aprés, avec cette carte représentant les 600 séismes depuis le 11 mars est très intéressant, et révèle 40, ou plus, séismes par jour depuis cette date, entre 4 et 6 sur l'échelle de Richter http://www.japanquakemap.com/

11h03 [dernière minute] Séisme de magnitude 6,1 au Japon. Les immeubles tremblent à Tokyo

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08h18 Des niveaux de radioactivité anormaux ont été relevés dans du lait et des épinards rapportent les officiels japonais, confirmant une information de Kyodo News Des précisions sur les prélèvements effectués sur le lait et les épinards. Le porte-parole du gouvernement, "un niveau de radioactivité excédant la limite légale au Japon a été détecté sur un échantillon de lait prélevé dans la préfecture de Fukushima et sur six échantillons d'épinards de la préfecture d'Ibaraki" "Comparé à la consommation moyenne de lait des Japonais, même si quelqu'un se mettait à boire du lait contaminé pendant un an, la dose de radiations qu'il recevrait serait équivalente à celle d'un seul scanner" à l'hôpital.

08h01 [Dernière minute] Les autorités prévoient d'arroser les réacteurs 24 heures sur 24. La température serait descendue au dessous des 100 °C dans les réacteurs 1 et 4, selon un offciel cité par Kyodo News

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05h23 Selon le journal Yomiuri Shimbun, le gouvernement japonais aurait décliné une offre américaine qui se proposait d'aider au refroidissement des réacteurs de la centrale de Fukushima peu après le tsunami. L'offre aurait été refusée car jugée prématurée.

05h05 Trois trous de 3 à 7,5 cm ont été percés sur les toits des réacteurs 5 et 6 pour éviter des explosions d'hydrogène

05h03 Les autorités chinoises ont commencé à infliger des amendes et promis une "répression sévère" à l'encontre des magasins surfacturant du sel iodé, considéré, à tort, comme pouvant protéger l'organisme contre les rejets de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, rapporte l'AFP.
Dans le Shaanxi, un supermarché a reçu une amende de 50 000 yuans (5 400 euros) pour avoir passé le prix de son paquet de sel de 400 grammes de 1 à 2,5 yuans. Dans la province du Jilin, un magasin de gros a lui été poursuivi et puni pour avoir augmenté le prix du paquet de sel de 1,3 à 7 yuans.

04h49 [Dernière minute] La température de la piscine du réacteur n°5 est en train de baisser, selon Tepco.

04h24 [Dernière minute] Les toits des réacteurs 5 et 6 vont être percés pour éviter des explosions

04h17 Selon le Wall Street Journal, Tepco songeait à injecter de l'eau de mer dès samedi 12 mars au matin pour refroidir les réacteurs, mais aurait retardé l'opération d'une journée. En effet, l'eau de mer endommage sérieusement les installations nucléaires, pouvant les rendre inutilisables. "Tepco a hésité car il voulait protéger ses biens", affirme un ancien cadre de Tepco, désormais membre de l'agence de sûreté nucléaire japonaise.

03h27 [Dernière minute] Selon l'agence Jiji, l'électricité devrait être rétablie dans les réacteurs 5 et 6 samedi, et dans les réacteurs 3 et 4 dimanche. L'électricité devrait aussi être rétablie dans les réacteurs 1 et 2, selon l'agence de sûreté nucléaire. Ce qui porte à 4 le nombre de réacteurs qui devraient être reliés à l'électricité samedi. Les deux derniers (3 et 4) devraient retrouver le courant dimanche. Cependant aucun câble n'a encore été connecté au réacteur numéro 2, annonce Tepco, selon une alerte Reuters.

03h16 [Dernière minute] : Les techniciens japonais étaient enfin en mesure d'utiliser une pompe à eau pour refroidir la piscine du réacteur n°5 de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima-1, rapporte samedi l'agence de presse Jiji, sous-entendant que l'électricité avait pu être rétablie, affirme Reuters. Plus d'informations dès que possible.

02h57 Selon l'agence Jiji reprise par Reuters, les opérations de refroidissement du réacteur n°5 ont débuté

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HUITIEME JOUR Vendredi 18 Mars 2011 :
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23h09[Dernière minute] LOS ANGELES - Un appareil de mesure californien a pour la première fois détecté sur le sol américain une quantité "minuscule" de radiation nucléaire en provenance du Japon, a annoncé vendredi le ministère américain de l'Energie, qui a minimisé cette découverte. "Une minuscule quantité d'isotope radioactif xenon-133" a été détectée par un appareil à Sacramento (Californie), a déclaré le ministère dans un communiqué conjoint avec l'Agence américaine pour la protection de l'Environnement (EPA). "Ces prélèvements correspondent aux rejets de la centrale nucléaire de Fukushima dans le nord du Japon", précise-t-on dans le communiqué. Toutes les mesures qui ont été faites par l'EPA sur le sol américain, à Hawaii ou encore sur l'île de Guam dans le Pacifique "n'ont pas fait état de niveaux de radiation inquiétants", ajoute le ministère

21h03[Dernière minute] Tepco annonce qu'il a réussi à relier un câble électrique à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, gravement endommagée à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars, et que l'électricité peut y être rétablie pour relancer les circuits de refroidissement. Dans un communiqué, Tepco précise vouloir rétablir le courant "d'abord dans l'unité 2, puis l'unité 1, la 3 et la 4 (...) car l'unité 2 devrait être la moins endommagée". Après avoir vérifié si les pompes ainsi que les autres équipements sont en état de marche, Tepco ajoute que sa priorité sera d'envoyer de l'eau pour refroidir les réacteurs. L'électricité pourrait cependant n'être rétablie que dimanche dans le réacteur n°3, le plus inquiétant en raison de la présence de plutonium.

18h52 Un nouveau groupe d'une trentaine de camions de pompiers de Tokyo, dépêchés spécialement à la centrale de Fukushima, est entré en action dans la nuit de vendredi à samedi pour projeter de l'eau sur le réacteur 3. Ces camions sont équipés grâce à de puissantes lances qui permettent de projeter 3,8 tonnes d'eau par minute depuis une hauteur de 22 mètres, dans l'espoir qu'elle tombe dans la piscine de désactivation du combustible, a expliqué la chaîne de télévision NHK. Les camions se relayent par groupes de 5 pour des sessions courtes compte-tenu de la radioactivité élevée du site. Cet arrosage constitue une énième pour éviter que le combustible nucléaire ne reste hors d'eau et n'entre en fusion. Plusieurs largages d'eau par hélicoptères avaient eu lieu jeudi. Des arrosages par camions spéciaux de l'armée ont également été effectués jeudi et vendredi. "Grâce à la vapeur émise, nous pouvons dire avec certitude que de l'eau a atteint la piscine" de ce réacteur, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, sans préciser si la quantité d'eau était suffisante. Ces opérations exceptionnelles vont se poursuivre en attendant que puisse être remise en service une alimentation électrique des stations de pompage en amont du système de refroidissement habituel. Les équipes techniques de Tepco oeuvrent depuis jeudi pour installer ce dispositif électrique temporaire.

14h48 Un laboratoire japonais, le Tokyo Metropolitan Industrial Technology Research Institute, a mesuré la concentration de quatre produits radioactifs dans l'air de Tokyo (Voici ses résultats, traduits en anglais). http://www.sangyo-rodo.metro.tokyo.jp/w ... ement.html La Commission de Recherche et d'Information indépendantes sur la Radioactivité (Criirad), créée en 1986 au lendemain de l'accident de Tchernobyl, a jugé ces résultats "inquiétants". Elle détaille ces mesures dans un communiqué. (Lire le communiqué en Pdf http://www.criirad.org/actualites/dossi ... Ptokyo.pdf ). En moyenne sur 42 heures, l'activité de l'iode 131 s'élève à 14,9 becquerel par mètre cube (Bq/m3), celle de l'iode 132 à 14,5 Bq/m3, celle du césium 134 à 3,4 Bq/m3 et celle du césium 137 à 3,2 Bq/m3. "En situation normale, le seul radio nucléide que l'on s'attend à mesurer dans l'atmosphère est le césium 137", en raison d'une contamination résiduelle après la catastrophe de Tchernobyl, mais à un taux environ "un million de fois inférieur", souligne la Criirad. 14h52 Un document donnant les paramètres physiques de la centrale aujourd'hui : http://www.nisa.meti.go.jp/english/file ... 0318-3.pdf

12h36 Les gouvernements américains et japonais ne font pas confiance à Tepco ; The United States, with Japanese permission, began to put the intelligence-collection aircraft over the site, in hopes of gaining a view for Washington as well as its allies in Tokyo that did not rely on the announcements of officials from the Tokyo Electric Power Company, which operates Fukushima Daiichi.

12h05 La crise nucléaire japonaise pourrait déboucher en France sur des exigences accrues en matière de sécurité et rendre la prolongation de la durée de vie des centrales d'EDF plus coûteuse que prévu, selon des analystes interrogés par Reuters. Tout l'enjeu pour l'électricien public sera d'obtenir des hausses de tarifs intégrant cette possible hausse de coûts dans le cadre de la mise en oeuvre du marché de l'électricité français (loi Nome), prévue le 1er juillet.

11h18 Le yen est en forte baisse vendredi face au dollar et à l'euro après que plusieurs banques centrales de pays du G7 ont confirmé être intervenues de manière concertée sur les marchés de changes pour freiner la flambée de la devise japonaise.

11h14 Selon France Info, "les ingénieurs de la centrale concèdent pour la première fois que le seul moyen pour prévenir une fuite radioactive majeure est peut être d'enterrer la centrale, de la recouvrir de sable et de béton".

10h45 La Conférence des présidents d'université (CPU), qui représente les 83 université de France, "recommande vivement" aux quelque 350 étudiants et personnels enseignants et chercheurs qui sont au Japon "de rentrer en France", annonce-t-elle dans un communiqué vendredi. "En étroite collaboration avec le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, la CPU recommande vivement aux étudiants, enseignants et chercheurs concernés de rentrer en France en utilisant tous les moyens logistiques mis à leur disposition".

10h07 Le point de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur les opérations en cours à la centrale de Fukushima Dai-ichi vendredi : "L’exploitant TEPCO et les autorités japonaises poursuivent leurs efforts pour rétablir le refroidissement du combustible nucléaire, en se concentrant en priorité sur les cœurs des réacteurs n°1, 2 et 3 et sur les piscines des réacteurs n°3 et 4. Un largage d’eau par hélicoptère a été mis en œuvre à quatre reprises au-dessus du réacteur n°3. Une intervention par camions équipés de canons à eau a permis de projeter 30 tonnes d’eau. Une deuxième intervention avec des moyens de plus grande puissance est actuellement en cours de mise en œuvre." "L’exploitant TEPCO a par ailleurs annoncé qu’une ligne électrique à haute tension avait pu être posée jusqu’à la centrale et que sa connexion pourrait intervenir d’ici samedi. Les opérations de décompression volontaire des enceintes conduisent toujours à des rejets radioactifs."

09h59 [Dernière minute] Les accidents des réacteurs n° 1, 2 et 3 de la centrale de Fushima Dai-ichi classés au niveau 5 par l'Agence de sûreté nucléaire japonaise. L'Agence internationale de l'énergie atomique AIEA va mesurer la radioactivité à Tokyo dès vendredi soir. L'ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. L'ébullition de l'eau des piscines se poursuit. De nouveaux moyens pour refroidir le combustible sont envisagés.

[IMG=http://img813.imageshack.us/img813/8085/phpaftar7minamisanriku.th.jpg][/IMG]

09h37 Une excellente infographie concernant l'état des réacteurs à Fukushima Dai-ichi vendredi matin (heure japonaise) sur le Washington Post http://www.washingtonpost.com/wp-srv/sp ... y/?hpid=z3

09h31 Le constructeur automobile japonais Nissan a annoncé vendredi qu'il allait tester les véhicules sortis de ses chaînes au Japon pour s'assurer qu'ils n'ont pas été contaminés après l'accident dans la centrale nucléaire de Fukushima.

09h18 Selon l'AIEA, en dehors de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi, la situation est stable dans les autres centrales dans lesquelles aucune anomalie n'a été relevée.

08h51 Dans le port de pêche dévasté d'Ofunato, sur la côte nord-est du Japon, une équipe de pompiers de Los Angeles fouille les décombres du tsunami. Et malgré une grande expérience des catastrophes, ils sont sous le choc. Ces 70 hommes du Los Angeles County Fire Department, qui ont vécu des séismes dévastateurs en Haïti et en Nouvelle-Zélande, ainsi que l'ouragan Katrina aux Etats-Unis, font partie des premières équipes venues participer aux opérations de secours après le séisme et le tsunami du 11 mars. Leur expérience des désastres naturels aurait dû les préparer. Mais même ces hommes aguerris sont stupéfaits par les dégâts causés par la vague géante qui a ravagé la côte. "C'est ahurissant", décrit le chef de bataillon, Dave Stone. "Rien que la surface concernée - j'ai entendu parler de plus de 1 100 km2 - est immense", explique-t-il, soulignant que les équipes de sauvetage n'avaient fouillé que 5 km2 lors de leurs deux premiers jours sur le terrain. A chaque fois qu'ils trouvent un corps, ils marquent l'endroit pour les autorités japonaises. Puis continuent leur chemin. Ils n'ont pour l'instant retrouvé aucun survivant. Le froid et le manque d'eau ne jouent pas en leur faveur. Environ 450 militaires américains spécialistes du nucléaire se tiennent prêts à intervenir au Japon en cas de besoin, a déclaré jeudi soir le commandant des forces américaines du Pacifique, qui s'est dit "prudemment optimiste" sur l'évolution de la situation. Neuf militaires américains spécialistes des risques nucléaires ont été envoyés jeudi au Japon pour évaluer les risques de contamination radioactive et le besoin d'éventuels renforts, a expliqué l'amiral Robert Willard à des journalistes au cours d'une audio-conférence.

08h30 Risque de récession. Le séisme et le tsunami risquent de replonger le Japon dans la récession et la reprise pourrait être rendue plus ardue par la pénurie d'électricité consécutive à la crise nucléaire, qui fait peser une lourde incertitude. La catastrophe du vendredi 11 mars a dévasté le nord-est du pays et les dégâts pour la troisième économie mondiale pourraient se chiffrer en centaines de milliards de dollars. Les quatre préfectures les plus touchées représentent entre 6 et 7 % de l'activité économique de l'archipel, selon des estimations de Barclays Capital. Pour la production industrielle, les dégâts sont déjà manifestes. De grands groupes comme les géants de l'automobile Toyota et de l'électronique Sony ont suspendu leur production sur de nombreux sites.

08h18 Le point de la siutation au Japon ; Reprise des opérations de refroidissement. Le Japon a repris vendredi les opérations pour tenter de refroidir les réacteurs de la centrale de Fukushima, où la situation semblait s'être stabilisée. Pour la première fois depuis le début de la crise, les experts ont noté une évolution encourageante à la centrale de Fukushima, dont quatre des six réacteurs ont été gravement endommagés par des explosions et des incendies. "La situation reste très sérieuse à la centrale. Mais il n'y a pas eu d'aggravation significative depuis hier", a déclaré Graham Andrew, conseiller spécial du directeur général l'AIEA. Priorité au réacteur n° 3. A la mi-journée, plusieurs camions citernes équipés de canon à eau ont recommencé à déverser des dizaines de tonnes d'eau sur le réacteur 3 afin d'empêcher les barres de combustible d'entrer en fusion et éviter ainsi un accident nucléaire majeur. "Notre priorité reste le réacteur 3", a confirmé le porte-parole du gouvernement Yukio Edano. Dans ce réacteur dont la structure externe a été détruite par une explosion d'hydrogène, la piscine de stockage du combustible usagé, située hors de l'enceinte de confinement, a été endommagée. Les barres entreposées doivent être constamment immergées sous peine de chauffer et d'entraîner des rejets radioactifs. Les opérations visent aussi à refroidir les réacteurs 1, 2 et 4 ainsi que la piscine de stockage de ce dernier. Pas de danger immédiat pour la santé. L'Organisation mondiale de la santé estime que le propagation des rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi reste localisée et ne constitue pas un danger immédiat pour la santé, a déclaré vendredi le représentant de l'organisation en Chine. Le bilan s'alourdit. Le bilan du pire séisme jamais enregistré dans l'archipel va continuer à s'aggraver puisque plus de 10 000 personnes étaient officiellement portées disparues et 6 400 morts confirmés, a annoncé la police. Malgré une mobilisation sans précédent de 80 000 soldats et secouristes, les espoirs de retrouver des survivants se sont quasiment évanouis, d'autant qu'une vague de froid affecte la zone dévastée.

07h03 Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a exhorté vendredi le premier ministre japonais Naoto Kan à fournir davantage d'informations détaillées sur la situation dans la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. "Nous avons reçu des informations mais il y a un sentiment partagé au sein de la communauté internationale qu'il faudrait davantage d'informations détaillées", a déclaré Amano à la presse lors d'un déplacement de 24h au Japon

06h04 Les pompiers visent le réacteur n°3. Au moins sept véhicules des Forces d'autodéfense vont se relayer pour déverser des dizaines de tonnes d'eau afin d'empêcher les barres de combustible d'entrer en fusion et éviter ainsi un accident nucléaire majeur.
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Re: Catastrophe nucléaire JAPON ; séisme 9 - tsunami dévastateur

Message non lupar super_newbie_pro » 23 sept. 2011, 00:32

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SEPTIEME JOUR Jeudi 17 Mars 2011 :
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23h02 Le seuil de radioactivité est fixé à 200 becquerel cesium par litre de lait et de produits laitiers ; 500 becquerel par kilo de légumes, céréales, viande et oeufs. Concernant le seuil d'iode radioactive, il est fixé à 300 becquerel pour un litre d'eau potable et 2 000 becquerel pour un kilo de légumes. Carte des radiations au japon ; http://www.targetmap.com/viewer.aspx?reportId=4870

22h58 Selon l'agence de presse japonaise Kyodo, le gouvernement japonais a informé les autorités locales que des tests de radioactivité seraient conduits sur les denrées alimentaires dès vendredi sur la base de l'indice de référence établi par la Commission de sûreté nationale. Pour le moment, aucune denrée n'a été testée avec des seuils de radioactivité supérieurs à la norme établie.

22h01 Prévention. Les Etats-Unis ont commencé à déployer jeudi "à titre préventif" des appareils supplémentaires de détection de la radioactivité dans leurs territoires situés les plus à l'ouest comme l'Alaska, Hawaii et Guam afin de détecter d'éventuelles retombées de l'accident nucléaire au Japon. L'Agence américaine pour la protection de l'environnement (EPA) envoie des appareils portables afin de renforcer le réseau de détecteurs à Dutch Harbor, dans les îles Aléoutiennes au sud-ouest de l'Alaska, ainsi qu'à Juneau et Nome dans cet Etat, a indiqué un responsable. En Alaska, des détecteurs de radioactivité sont déjà à disposition à Anchorage et Fairbanks.

19h21 Concernant les éventuelles pollutions pour l'environnement. Le territoire, dans un rayon de 30 kms et au-delà, est contaminé par les particules radioactives transportées par le vent et déposées par la pluie - qui concentre les éléments et accélère leur retombée. Dans ces régions, les produits issus des cultures et de l'élevage peuvent être contaminés et devenir impropres à la consommation, notamment en raison du césium 137, dont la demi-vie est longue. Des personnes qui se nourriraient de tels produits, pourraient accroître très fortement le niveau de leur contamination. L'eau de mer utilisée pour refroidir les combustibles ne devrait quant à elle pas être rejetée directement dans l'océan puisqu'elle est transformée en vapeur sous l'effet de la chaleur.

19h19 Le Japon a informé l'AIEA que ses ingénieurs avaient réussi à poser un câble électrique externe jusqu'au réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fukushima. Le courant devrait être rétabli sur ce réacteur lorsque sera achevée l'aspersion d'eau sur le réacteur n° 3, précise l'AIEA sur son site.

19h04 @jean-pierre : Des éléments de réponse sur le nuage radioactif et la possibilité qu'il touche la France notamment : Dans un nuage issu d'un accident nucléaire, on trouve des produits de la fission nucléaire, tels que du xénon, du krypton ou du tellure et surtout de l'iode 131 et du césium 137, qui ont le plus grand impact immédiat sur la santé. Pour l'instant, contrairement à la catastrophe de Tchernobyl, les émissions toxiques ne sont pas montées très haut dans l'atmosphère. Le devenir du nuage dépendra des facteurs météorologiques, notamment du vent, et de sa composition précise : la quantité d'iode se divise par exemple par deux tous les huit jours tandis que la période du césium est de l'ordre de trente ans. Il y aura des particules dans l'atmosphère du monde entier. Compte tenu des conditions météorologiques, le premier territoire français touché devrait être Saint-Pierre-et-Miquelon 5 à 6 jours après les premiers rejets. Mais en raison de la distance qui sépare le Japon et la France, les radionucléides seront dilués au cours de leur transport et se retrouveront à des concentrations beaucoup plus faibles que lors de leur émission.

18h14 Un drone américain surveille le site de la centrale nucléaire de Fukushima, selon un porte-parole du Pentagone, cité par The Wall Street Journal.

17h26 Aide américaine. Les Etats-Unis ont envoyé jeudi une équipe de militaires spécialistes des risques nucléaires pour "évaluer" la situation provoquée par les émanations radioactives de la centrale de Fukushima et fourni des combinaisons de protection au gouvernement japonais, selon le Pentagone. Ces neuf militaires "travailleront avec le gouvernement japonais et conseilleront le commandement (américain) afin de déterminer si des forces américaines supplémentaires sont nécessaires pour cette mission", a déclaré le colonel David Lapan, porte-parole du Pentagone. C'est la première fois depuis le début de la crise nucléaire au Japon que l'armée américaine va au-delà de la simple aide logistique jusque-là requise par le Japon. Quelque 33 de ces experts du département américain de l'Energie avec près de 8 tonnes de matériel et neuf experts de l'Autorité américaine de régulation nucléaire (NRC) se trouvent actuellement au Japon, selon le Washington Post. L'armée américaine a par ailleurs fourni 100 combinaisons de protection contre les émanations radioactives au gouvernement japonais qui va les utiliser à la centrale de Fukushima. Cinq pompes à haute pression ont par ailleurs été livrées jeudi aux autorités japonaises. Le président américain a contacté le premier ministre japonais Naoto Kan par téléphone pour lui assurer de son soutien.

17h03 Radioactivité. Des mesures partielles réalisées mardi et mercredi par un laboratoire japonais sur la radioactivité à Tokyo donnent des "résultats inquiétants", s'est alarmée jeudi la Commission de Recherche et d'Information indépendantes sur la Radioactivité (Criirad). En moyenne sur 42 heures, l'activité de l'iode 131 s'élève à 14,9 becquerel par mètre cube (Bq/m3), celle de l'iode 132 à 14,5 Bq/m3, celle du césium 134 à 3,4 Bq/m3 et celle du césium 137 à 3,2 Bq/m3, énumère la Criirad, qui affirme que l'air "contient nécessairement" d'autres particules radioactives. "En situation normale, le seul radionucléide que l'on s'attend à mesurer dans l'atmosphère est le césium 137", en raison d'une contamination résiduelle après la catastrophe de Tchernobyl, mais à un taux environ "un million de fois inférieur", souligne l'association.

16h33 Rapatriement. Les universités de Rennes 1 et Rennes 2 ont annoncé jeudi le rapatriement de leurs étudiants au Japon en raison de la menace nucléaire à la centrale de Fukushima. Au total, sur les 27 étudiants au Japon, 19 sont "en cours de rapatriement", selon des données recueillies auprès des deux universités. Parmi eux figurent les huit Rennais qui étudiaient à Sendaï, la ville sinistrée, jumelée avec Rennes, qui se trouve le plus près de la centrale, a précisé Roselyne Lefrançois, adjointe au maire de Rennes. Huit étudiants ont par ailleurs souhaité à ce stade rester dans le pays "malgré les consignes" et les "avertissements", ont indiqué les universités.

15h40 Le niveau de radiation autour de la centrale de Fukushima 1 a augmenté jeudi après le largage d'eau par les hélicoptères militaires sur le réacteur 3, a annoncé la compagnie Tokyo Electric Power. Le niveau a atteint 4 000 microsieverts par heure à 1h30 du matin heure locale (GMT +9), alors qu'il était de 3 700 dans la matinée de jeudi, selon l'agence Kyodo.

15h25 Concernant le rétablissement de l'alimentation électrique de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima 1. Les équipes techniques de la compagnie qui exploite le site, Tokyo Electric Power (TEPCO), ont oeuvré une bonne partie de la journée de jeudi pour installer un dispositif électrique temporaire dans le but de relancer les pompes qui fournissent de l'eau au système de refroidissement des réacteurs et remplissent les piscines de stockage du combustible usé. Cette opération n'a pu être achevée jeudi comme espéré initialement mais elle se poursuivra vendredi.

14h58 Aujourd'hui, les hélicoptères militaires ont largué environ 30 tonnes d'eau sur le seul réacteur 3, qualifié de "priorité" par l'exploitant de la centrale, Tepco, car il est le seul à utiliser du plutonium, plus dangereux pour la santé humaine que l'uranium. Deux des quatre largages semblent avoir atteint leur but et ces opérations se poursuivront vendredi, a déclaré l'agence japonaise de sûreté nucléaire. Des bulldozers ont en outre tenté de dégager une voie d'accès pour des camions citernes afin de leur permettre d'asperger le site. Une équipe a dû provisoirement suspendre ses opérations d'arrosage au canon à eau en raison de la forte radioactivité, a rapporté la télévision publique NHK. Une autre équipe a ensuite pris le relais

14h27 Le gouvernement de Singapour a conseillé jeudi à ses ressortissants d'évacuer les zones situées à 100 km autour de la centrale nucléaire de Fukushima.

13h16 L'opérateur Tepco annonce que l'électricité sera rétablie au plus tôt vendredi à la centrale de Fukushima pour relancer les pompes de refroidissement des réacteurs.

13h10 Les niveaux de radioactivité anormalement élevés ont été détectés jeudi sur des passagers en provenance du Japon à Taiwan et en Corée du Sud, annoncent les autorités des deux pays.

12h58 Des Chinois se ruent sur du sel iodé dans un supermarché à Lanzhou jeudi. AFP PHOTO / KAZUHIRO NOGI

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12h50 Les rejets radioactifs liés à l'accident nucléaire au Japon représentent environ un dixième de ceux de la catastrophe de Tchernobyl en 1986, a déclaré le directeur de la sûreté de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) lors d'une conférence de presse.

12h34 [Dernière minute] L'ambassade de France au Japon a commencé à distribuer des pastilles d'iode aux Français, selon le Quai d'Orsay.

12h08 Deux camions spéciaux de l'armée ont commencé jeudi en début de soirée à arroser le réacteur n° 3.

11h36 [Dernière minute] Les canons à eau civiles sont à l'arrêt à la centrale de Fukushima en raison du niveau élevé de radioactivité, rapporte NHK.

11h07 L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/ ... smen11.pdf

10h51 La préfecture de Fukushima s'apprête à évacuer par bus toutes les personnes habitant dans un rayon de 20 à 30 kilomètres autour de la centrale et souhaitant quitter la zone, rapporte le quotidien japonais Mainichi Daily News. 136 000 personnes habitent dans cette zone, et 30 000 pourraient être concernées par l'évacuation, selon les autorités préfectorales.

08h46 La France envoie du bore. Un avion chargé de bore partira jeudi pour le Japon, a annoncé le ministre de l'énergie, Eric Besson. "A 11 heures, un premier avion français va décoller avec à son bord 95 tonnes de bore, c'est un élément chimique qui permet de retarder le processus de fusion [nucléaire]", a dit M. Besson sur France 2. L'avion contiendra aussi du matériel de radioprotection. "C'est une espèce de course contre la montre", a ajouté Eric Besson. "Ce sera une catastrophe de toute façon."

05h12 Selon la BBC, la température dans le réacteur 5 préoccupe fortement les techniciens. Selon un officiel, "le niveau d'eau y est en baisse et la pression monte". Tepco signale aussi que le toit du réacteur 4 se limite désormais à sa seule structure. La piscine est donc entièrement à l'air libre.

05h09 Tepco annonce que la pression dans le réacteur n°3 est en hausse. Le largage d'eau par hélicoptère a donc eu peu ou pas d'effet.

04h50 Pour les réacteurs 1 et 2, Tepco espère pouvoir relancer dans l'après-midi (heure japonaise) les systèmes de refroidissement, grâce à l'installation de nouveaux cables électriques.

03h38 Autre information donnée par M. Edano : 180 personnes travaillent en ce moment sur le site de Fukushima.

03h16 Le New York Times indique s'être procuré un document d'une agence de l'ONU expliquant que le panache radioactif venant de Fukushima pourrait atteindre la Californie vendredi. Selon le journal, l'agence n'a pas voulu diffuser publiquement ces prévisions mais les a distribuées aux Etats-membres de l'agence. Le New York Times dit s'être procuré le document par d'"autres sources". Les spécialistes de l'agence en question ont ensuite expliqué au NYT pourquoi ils ne l'avaient pas diffusé : "Ce sont de simples indications". Le document indiquerait par ailleurs que le panache radioactif aurait "des conséquences sur la santé extrêmement peu importantes aux Etats-Unis". http://www.nytimes.com/2011/03/17/scien ... ss&emc=rss

02h18 opération aérienne suspendue, c'est un échec, 11 camions pompiers et anti-manifestion de la police (??) prendront le relais

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02h06 selon NKH, les hélicoptères s'attaqueraient maintenant au réacteur 4. NHK explique que les hélicoptères vont chercher de l'eau dans l'océan.

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01h55 Capture d'écran de NHK montrant un 2e hélicoptère déverser de l'eau sur le réacteur 3 de Fukushima-1.

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01h36 [Dernière minute] TepCo se dit prêt à déverser de l'eau sur le réacteur n°3 afin de refroidir les barres de combustible en surchauffe.


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SIXIEME JOUR Mercredi 16 Mars 2011 :
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19h57 La piscine de stockage du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Fukushima ne contient plus d'eau, ce qui a pour effet des niveaux "extrêmement élevés" de radiations, a déclaré mercredi le président de l'Autorité américaine de régulation nucléaire (NRC). Ce dernier développement pourrait "remettre en cause les opérations de secours" menées sur place pour éviter une catastrophe, a-t-il ajouté.

19h28 [Dernière minute] Selon un responsable américain, les radiations sont «extrêmement fortes» sur le réacteur 4.

18h44 Dernière minute. Les Américains sont appelés mercredi à évacuer un périmètre de 80 kilomètres autour de Fukushima.

18h21 Des déclarations du président de l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), André-Claude Lacoste : «L'ensemble de la situation demeure extrêmement grave», a déclaré M. Lacoste au cours d'une audition parlementaire consacrée à la catastrophe nucléaire en cours au Japon. «Il y a des retombées radioactives extrêmement fortes dans l'enceinte des installations qui font que les opérateurs qui interviennent sont exposées à des conditions extrêmes», a-t-il ajouté. «Il est probable qu'il ne peut pas y avoir plus d'une cinquantaine de personnes intervenant dans ces conditions», a-t-il ajouté. Mercredi, vers 06h00 heure locale, une équipe d'intervention qui tentait de s'approcher de la piscine du réacteur numéro 4 a dû rebrousser chemin en raison «d'un débit de dose ambiant trop important», de l'ordre de 400 millisieverts par heure (mSv/h), selon l'IRSN. A partir d'une dose de 100 mSv reçue par le corps humain, les observations médicales font état d'une augmentation du nombre des cancers.

17h45 Contamination des aliments. Après l'Inde, Singapour, le Sri Lanka, Taïwan, les Philippines et la Malaisie, c'est au tour de l'UE de recommander aux Etats de procéder à des contrôles de radioactivité des aliments importés du Japon. Les vents qui poussent actuellement les éléments radioactifs vers l'océan Pacifique pourraient en effet contaminer le milieu marin et la chaîne alimentaire. Cela augmenterait le risque de pénurie alimentaire dans le pays et de contamination des exportations en provenance du Japon. "La catastrophe de Fukushima est sans précédent pour le milieu marin, qui avait été assez faiblement touché par l'explosion de Tchernobyl",

17h23 La situation est "hors contrôle". Le commissaire européen à l'énergie, Günther Oettinger, a déclaré que la situation n'est plus sous contrôle dans la centrale nucléaire de Fukushima. "On peut dire que cette installation n'est plus maîtrisée, on ne la contrôle plus", a-t-il estimé.
"Les Japonais travaillent avec des pompes à incendie, on essaie de jeter de l'eau avec des hydravions, on ne sait plus comment se tirer d'affaire", a-t-il ajouté. "Certainement, au cours des heures à venir, je m'attends à des évolutions catastrophiques et des risques pour la vie des gens" sur l'archipel, s'est inquiété le commissaire allemand.

17h21 Dernière minute. L'UE recommande de contrôler la radioactivité des aliments importés du Japon.

Conditions météo extrêmement difficiles pour les sauveteurs et pour la population :

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16h04 Deux équipes de robots ont bien été déployées. Ils sont utilisés pour fouiller dans les décombres dans les zones inaccessibles ou dangereuses. Deux types de robots sont utilisés : "Active Scope Camera", une longue caméra en forme de serpent qui se faufile entre les décombres, et "Quince", un robot monté sur roues qui peut grimper sur des ruines.

15h37 Le maire d'Ishinomaki (environ 60 km au nord de Sendai) estime que le nombre de disparus dans sa ville pourrait atteindre 10 000, selon Kyodo News.

14h58 Les autorités japonaises envisagent de faire appel à l'armée pour aider à déverser de l'eau sur le réacteur n° 3 ainsi que dans le bassin de rétention de combustibles usés du réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi, endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars, a annoncé mercredi l'agence nippone de sûreté nucléaire. L'agence a ajouté ne pas savoir si les Forces d'autodéfense essaieraient à nouveau de déverser de l'eau par hélicoptère sur le réacteur n° 3. Une première tentative effectuée en début de journée a échoué. Les niveaux de radiation enregistrés dans un poste de surveillance situé à l'extérieur de la centrale avaient atteint un pic de 10 850 microsieverts par heure à 4 h 30 (heure française) pour retomber à 2 331 microsieverts une heure plus tard.

13h30 Gaëlle Dupont, journaliste au Monde chargée de l'environnement, vous répond. Qu'advient-il de l'eau de mer injectée ? Est-elle rejetée dans l'océan et si oui, cela ne pollue-t-il pas l'océan ? L’eau de mer injectée s’évapore et n’est donc théoriquement pas rejetée dans l’océan. Pour l’heure aucune fuite radioactive directe dans l’océan n’est signalée. En revanche l’eau de mer peut être contaminée par les émissions atmosphériques, d’autant que les vents dominants poussent les émissions dans le Pacifique. Les particules chargées de radionucléides atteignent plus facilement la colonne d’eau s’il pleut. Ensuite, les radionucléides peuvent être déposés sur le fond, et sont alors susceptibles d’être relargués ultérieurement. Les particules peuvent aussi être absorbées par le plancton, qui sera à son tour consommé par d’autres animaux marins, et contaminer la chaîne alimentaire. Or les Japonais consomment beaucoup de poisson. Ce scénario est cependant préférable à une contamination directe, car une dispersion dans le Pacifique, si elle se poursuivait, diminuerait l’impact sanitaire et le rendrait beaucoup plus maîtrisable, par des interdictions de consommation.

13h24 conditions d'exercice très difficiles pour les secouristes :

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13h14 Les autorités japonaises envisagent désormais d'utiliser un camion citerne avec canon à eau pour arroser le réacteur 4 de la centrale de Fukushima, afin de refroidir le combustible nucléaire qui chauffe de façon inquiétante, a indiqué la chaîne de télévision publique NHK.

13h00 Situation désespérée ?? Ils veulent employer les camions (similaires à ceux anti-émeutes) disposant d'un canon à eau pour refroidir leurs réacteurs nucléaires !! URGENT: Police eye using water cannon to cool Fukushima No. 4 reactor TOKYO, March 16, Kyodo The National Police Agency is considering using a special water cannon truck held by the Metropolitan Police Department to cool a pool storing spent fuel rods at the troubled No. 4 reactor at the Fukushima No. 1 nuclear power plant, police sources said Wednesday. The operation could start as early as Wednesday night, they said. ==Kyodo

12h57 Le niveau de l'eau dans le bassin de stockage du réacteur n°4 - où un incendie a été observé - pourrait baisser à la suite de son évaporation et les autorités s'emploient à le maintenir. Des spécialistes estiment que cette situation représente désormais une véritable menace. L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) s'est montré très inquiet au sujet de ce bassin de stockage, lors d'un point presse en fin de matinée. Thierry Charles, spécialiste de l'IRSN, a signalé que le bassin se situe quasiment en plein air, dans la partie supérieure du réacteur. Si l'eau se vide, on peut craindre alors des rejets très importants dans l'atmosphère.

12h33 Dans le pire des scénarios, l'impact de la situation au Japon serait pire que Tchernobyl, vient de déclarer le porte-parole du gouvernement français, François Baroin.

11h56 Aucune trace de césiulm dans le réseau d'approvisionnement en eau de Fukushima, selon les relevés effectués mercredi après-midi par la préfectrue, a rapporté Kyodo News.

11h49 "L'inquiétude et la colère du peuple de Fukushima est à son comble", a souligné Yuhei Sato, le gouverneur de cette région côtière. Il a souhaité que l'ensemble du Japon montre "de la solidarité envers ceux qui sont forcés d'évacuer".

11h42 Bilan des pertes humaines : 3 771 décès confirmés dans douze départements du nord-est, 8 181 personnes portées disparues et 1 990 blessés (police nationale). Le nombre de morts attendues est estimé à 10 000 par certains responsables.
Evacués : 556 132 personnes ont été évacuées parce qu'elles ont perdu leur logement à cause du tsunami ou parce qu'elles habitaient dans un rayon de 20 km autour de la centrale de Fukushima. Environ 2 700 centres d'accueil temporaires ont été ouverts.
Personnes sans eau ni électricité : Environ 1,6 million de bâtiments sont privés d'eau potable et 621 439 foyers d'électricité (ministère de la santé)
Bâtiments endommagés : 80 422 bâtiments ont été plus ou moins fortement endommagés, dont 4 798 totalement détruits (Agence de la gestion des catastrophes)
Secours mobilisés : Quelque 80 000 soldats, policiers et personnels de secours ont été mobilisés par l'Etat. Le gouvernement a fait appel mercredi à des réservistes.
Aide étrangère : 112 pays et régions ont proposé leur aide, ainsi que 23 organisations internationales (ministère des affaires étrangères). Le montant de l'aide financière n'a pas été dévoilé.

11h33 La France change de ton. Paris a jeté la prudence oratoire aux orties et reconnaît désormais ouvertement la gravité de la situation. La ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a parlé mercredi de "risque de catastrophe majeure" au Japon. "On a plusieurs sources d'information qui permettent une analyse non pas complète mais plus fine qui ne porte pas à l'optimisme depuis hier (mardi)", a-t-elle dit sur i>Télé. "Le terme de catastrophe, je l'assume". Selon Marie-Pierre Comets, commissaire à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), "la situation est confuse" désormais à Fukushima. "Elle n'évolue pas favorablement (...) il est de plus en plus difficile d'obtenir des informations fiables" en provenance du Japon, a-t-elle dit lors d'une conférence de presse à Paris. A Vladivostok, à 1 000 km de la centrale nucléaire japonaise accidentée, les Russes achètent frénétiquement des médicaments à base d'iode et des appareils pour mesurer la radioactivité, malgré l'assuranc des autorités que la contamination ne les touchera pas.

11h12 Les secouristes britanniques ne peuvent travailler et quittent l'Archipel.
http://www.bbc.co.uk/news/uk-12756366

Mail du dirigeant d'EDF-France a ses employés :

MESSAGE DU PRESIDENT

Madame, Monsieur, cher(e) collègue,
Depuis quelques jours, nous sommes les témoins de la tragédie hors du commun qui frappe le peuple japonais. Nos premières pensées vont vers les innombrables victimes et leurs familles, qui endurent, dans la dignité, la perte de leurs proches disparus lors du tremblement de terre et du tsunami qui s’en est suivi.
Le Japon fait aujourd’hui face à sa plus grave crise depuis la Seconde guerre mondiale. Conséquence directe du caractère exceptionnel du cataclysme, le parc nucléaire japonais a été sévèrement endommagé et, malgré les efforts considérables de nos collègues de Tepco, la menace d’un accident nucléaire d’ampleur ne peut pas être écartée aujourd’hui.
Nous suivons l’évolution des événements avec la plus grande attention et sommes prêts à participer activement à l’assistance proposée au Japon.
La situation alarme les populations partout dans le monde et rouvre le débat sur la sécurité nucléaire, y compris en Europe. De multiples voix se font déjà entendre, parmi les politiques et les associations, demandant un moratoire, voire « l’arrêt du nucléaire ».
Salarié(e) d’un groupe dont l’activité nucléaire est connue et reconnue, vous ne manquerez pas d’être questionné(e) par vos familles, vos amis, vos voisins. Il importe que vous soyez en mesure de les rassurer sur les moyens qu’EDF, en tant qu’industriel responsable, met en œuvre en permanence pour assurer la prévention des risques de ses centrales.
Bien que la probabilité de telles catastrophes naturelles en France (séismes, inondations ou autres) soit sans commune mesure avec le Japon, EDF et les pouvoirs publics ont mis en place, conjointement et dès la conception du parc nucléaire, une organisation rigoureuse de prévention des risques et des processus de sécurité très stricts afin de protéger les hommes et l’environnement. La pertinence de ces précautions est réexaminée en permanence, en fonction de l’évolution des connaissances et de l’expérience d’exploitation, notamment à l’occasion des visites décennales.
La référence de séisme retenue par EDF pour ses centrales nucléaires est, a minima, deux fois plus importante que le plus grave séisme relevé en mille ans dans les régions où elles sont implantées. Des vérifications constantes sont effectuées sous le contrôle vigilant de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, qui effectue plus de 450 visites et contrôles par an sur l'ensemble des installations nucléaires d'EDF.
Depuis la mise en service de son parc nucléaire en France, EDF n’a jamais cessé d’investir dans des travaux complémentaires d’adaptation au risque sismique qui avait été pris en charge dès la conception des installations.
Chaque année, sur le parc nucléaire, deux milliards d’euros sont investis en maintenance pour garantir un niveau de sûreté optimum.
Pour autant, en de telles circonstances, l’humilité autant que la responsabilité restent de rigueur. Lorsque l’heure sera au bilan, nous saurons tirer les leçons de la tragédie japonaise pour rendre nos installations encore plus sûres.
Je sais que je peux compter sur votre mobilisation dans cette période délicate pour l’industrie du nucléaire.
Henri Proglio
Président-Directeur général d'EDF

10h20 Il est confirmé que l'hélicoptère, en raison d'une trop forte radioactivité, ne pourra pas déverser de l'eau sur le réacteur n° 3.

10h18 Philippe Mesmer, correspondant du Monde au Japon indique que selon l'université de Kyoto, la presqu'île d'Ojika, dans la préfecture de Miyagi, s'est déplacé de 5,2 mètres vers l'est au moment du séisme de vendredi 11 mars. Elle s'est enfoncée de 1,8 m.

10h11 La radioactivité autour de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi n'est pas à un niveau de "risque immédiat pour la santé", a annoncé mercredi le secrétaire général du gouvernement, Yukio Edano.

09h57 La Banque du Japon a annoncé mercredi avoir injecté 5 000 milliards de yens (44 milliards d'euros) sur le marché monétaire pour soutenir l'économie après le séisme, portant à 28 000 milliards de yens (245 milliards d'euros) la somme totale injectée depuis lundi.

09h24 Le communiqué de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) mercredi matin sur la situation à la centrale Fukushima Dai-ichi. http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/ ... 10__2_.pdf

09h01 Les consignes de plusieurs pays donnés à leurs ressortissants présents au Japon ou en cas de déplacements prévus. http://uk.reuters.com/article/2011/03/1 ... G120110316

08h37 L'Empereur du Japon déclare que la situation est imprévisible et se dit profondément préoccupé. "Je prie pour la sécurité du pus grand nombre de gens", a déclaré Akihito à la télévision nationale.

08h31 Un hélicoptère de l'armée japonaise a décollé pour déverser de l'eau sur un réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima afin de tenter de le refroidir, ont montré des images de la télévision publique NHK.

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08h15 L'exploitant de la centrale de Fukushima Dai-ichi annonce que la pression a baissé dans l'enceinte de confinement et le cœur du réacteur n°2. TEPCO fait également état d'une stabilisation des températures dans ce réacteur n° 2.

06h53 La Corée du sud envoie une partie de son acide borique pour aider les autorités japonaises.
http://english.yonhapnews.co.kr/nationa ... 0320F.HTML

06h22 Le détail des mesures prises par l'ambassade de France : "le Gouvernement a demandé à Air France de mobiliser des avions se trouvant en Asie pour répondre sans délai à la demande de nos ressortissants. Pour faciliter le retour en France de ceux qui le souhaitent, deux appareils sont en route vers le Japon. En fonction du nombre de personnes intéressées, les appareils rejoindront la France directement ou via des rotations par Séoul. Les premiers décollages sont prévus dès demain, jeudi 17 mars. Les Français intéressés sont donc invités à se signaler dans les meilleurs délais à l’adresse suivante : aideretour.ambafrance@gmail.com. Il faudra préciser dans ce courriel leur adresse e-mail, la composition de la famille (nom, prénom, date de naissance, numéros de passeport) ainsi que l’aéroport préférentiel de départ (Tokyo ou Osaka – la décision sera prise en fonction du nombre de demandes)."

05h49 [Dernière minute] Le taux de radiation mesuré à Ibaraki (nord de Tokyo), atteint 15,8 microsievert, soit un taux 300 fois supérieur à la normale (Kyodo).

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05h35 La météo japonaise prévoit des températures proches du zéro jusqu'à vendredi, avec de légères chutes de neige. Près d'un demi-million de personnes sont actuellement sans-abri du fait du séisme de vendredi.

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04h56 Une nouvelle forte secousse a été ressentie à Tokyo et à Chiba (magnitude : 6) mercredi (NHK).

[#0e00f0]04h40[/color] [Dernière minute] Les dommages causés au réacteur 2 de la centrale Fukushima 1 seraient source d'importantes fuites radioactives. La pression est en revanche stable au coeur du réacteur n°3.

Vue des réacteurs :
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04h07 L'AFP rapporte que deux Australiens, membres des équipes de sauvetage, présentent des signes minimes de contamination radioactive, après avoir été forcés d'atterrir en urgence à une vingtaine de kilomètres du périmètre de sécurité instauré autour de la centrale de Fukushima 1.

02h45 L'Agence de sécurité nucléaire japonaise indique que la fumée provient du réacteur 3.

02h40 Le gouvernement japonais a relevé le niveau d'exposition acceptable pour les techniciens qui oeuvrent actuellement au refroidissement des réacteurs à Fukushima. Le gouvernement précise que cette nouvelle limite (2,5 fois supérieure à la limite fixée auparavant) reste largement inférieure au seuil d'exposion pouvant provoquer des troubles sur la santé (NHK).

00h56 Selon NHK, avec le séisme et le tsunami qui s'en est suivi, plus de 76 000 immeubles ont été endommagés et au moins 6 300 complètement détruits.

00h33 D'après l'agence de presse Reuters, Tepco envisagerait de déverser de l'acide borique sur le réacteur 4 par hélicoptère.

00h31 Selon Tepco cité par l'agence Kyodo, les barres de combustibles seraient endommagées à 70 % dans le réacteur 1 et à 33 % dans le réacteur 2. Nous ne savons cependant pas si "endommagées" veut dire ici "fondues".

00h18 [Dernière minute] L'incendie au réacteur 4 a été maîtrisé

Le Figaro : << Japon : les kamikazes du nucléaire sacrifient leur vie >> Ils seraient une cinquantaine de héros, dans des conditions folles, à jouer le tout pour le tout dans la centrale de Fukushima afin d'éviter la fusion du cœur des réacteurs. Ce sont des héros. Ils jouent le tout pour le tout. Munis de combinaisons protectrices, ces hommes, qui sont de véritables sacrifiés, ont notamment pour tâche d'injecter de l'eau de mer dans le réacteur pour en refroidir le cœur. Mardi, le patron de l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) leur a rendu hommage. Ces personnels sont «exposés à des conditions folles», a-t-il confié. «Affreuses», disait même Thierry Charles, le directeur de la sûreté des installations de l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). A lire ici http://forum.hardware.fr/hfr/Discussion ... #t25845151
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Re: Catastrophe nucléaire JAPON ; séisme 9 - tsunami dévastateur

Message non lupar super_newbie_pro » 23 sept. 2011, 00:33

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CINQUIEME JOUR Mardi 15 Mars 2011 :
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23h04 Selon CBS News, qui cite le gouvernement japonais, des flammes s'élèvent de la centrale de Dai-Ichi.

22h47 [Dernière minute] NHK annonce qu'un nouvel incendie vient de se déclarer dans le réacteur n° 4

22h01 [Dernière minute] L'Agence de sûreté nucléaire japonaise annonce que deux techniciens sont portés disparus après l'explosion survenue sur l'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Dai-Ichi. L'Agence ne précise pas l'identité de ces deux techniciens qui se trouvaient dans le secteur de la turbine du réacteur n°4.

21h34 L'agence de sûreté nucléaire japonaise annonce que la toiture du réacteur n°4 de Fukushima-1 est fissurée. A l'heure actuelle, on ne sait pas si l'agence parle de la "toiture" du bâtiment ou de l'enceinte de confinement.

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17h30 Paris anticipe "l'arrivée éventuelle" d'un nuage radioactif à Saint-Pierre et Miquelon ; La France se prépare à "l'arrivée éventuelle" d'un nuage radioactif à Saint-Pierre et Miquelon avec des mesures de prévention "compte tenu des rejets massifs attendus", a affirmé mardi la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

17h04 L'ambassadeur de France a appelé sur France-info ses ressortissants qui n'auraient pas d'impératif à profiter des 48h de vent favorable pour s'éloigner de Fukushima de 400 à 500Km ou pour rentrer en France.

15h55 Tepco envisage d'injecter de l'eau par hélicoptère dans le réacteur N°4

14h58 Selon Reuters, les Etats-Unis ont détecté un faible niveau de radioactivité dans leur base militaire de Yokosuka (dans la baie de Tokyo).

14h57 selon France Info, des ingénieurs refuseraient de retourner à l'intérieur de la centrale de Fukushima 1.

14h38 Un nouveau séisme vient de frapper Tokyo, d'une magnitude 6

14h27 Lemonde.fr a recontacté Bruno Comby, ingénieur en génie nucléaire, pour avoir des précisions concernant la situation au réacteur n°4 de Fukushima Dai-Ichi : "Les explosions qui ont eu lieu la nuit dernière expliquent que nous soyons maintenant au niveau 6 de l'échelle INES, avec de grosses interrogations, pour l'heure, concernant le réacteur n°4", nous a-t-il expliqué. "Ce dernier connaissait en effet des opérations de maintenance avant le séisme. On avait pour cela rempli une piscine de stockage [aussi appelé condenseur] avec le combustible usagé en provenance du réacteur, en attendant leur remplacement et leur évacuation. C'est pendant cette phase que le séisme est survenu.. alors que la piscine n'est pas confinée" "Le problème est que la première explosion survenue cette nuit à Fukushima lui a causé d'importants dégâts, au point où elle s'est vidée de son eau. Résultat, le combustible usagé s'est remis à chauffer, sans qu'il y ait d'enceinte de confinement." "De l'hydrogène s'est une nouvelle fois formé, ce qui a provoqué une deuxième explosion et un incendie, qui ont dispersé les particules radioactives (émanant du combustible usagé) un peu partout sur la centrale" "On a à ce moment changé d'ordres de grandeur dans la catastrophe, principalement en ce qui concerne l'exposition à la radioactivité. Certains compteurs Geiger ont mesuré des doses de 400 millisieverts près du réacteur n°1 ce matin...Ce qui explique que, d'après les informations que l'on a, nous avons pour de bon dépassé l'ampleur de Three Mile Island, avec des radiations et une exposition 1000 fois plus importantes."

14h18 D'après l'agence de presse Kyodo, Tepco n'arrive pas à injecter de l'eau dans le condenseur du réacteur 4 pour le refroidir

13h51 : L'ambassade de France au Japon a de nouveau conseillé mardi soir à ses ressortissants de quitter Tokyo par précaution, même si la situation dans la capitale est jugée "saine". "Nous pensons à nouveau raisonnable de conseiller aux personnes qui n'ont pas de raison essentielle de rester à Tokyo de s'éloigner de la région du Kanto", écrit l'ambassade dans un message adressé aux Français de Tokyo. Elle note que "la situation sur le site de Fukushima s'est plutôt dégradée aujourd'hui" après de nouveaux accidents sur deux de ses six réacteurs. Le message souligne que "la situation reste à l'heure qu'il est tout à fait saine sur Tokyo. Une très légère hausse de radioactivité a été enregistrée. Elle ne présente aucun danger sur la santé humaine". Tokyo "est à l'abri pendant les prochaines 48 heures" d'éventuelles bouffées radioactives rejetées par les réacteurs, car "le vent soufflera du nord-ouest vers le sud-est, c'est-à-dire vers l'Océan Pacifique", ajoute-t-elle, en se basant sur l'analyse des bulletins météorologiques.

13h39 : Une source diplomatique russe a laissé entendre, à l'AFP, mardi, que la Russie ne pouvait pas faire entièrement confiance aux informations japonaises sur l'ampleur du drame et soupçonnait Tokyo de tenter de minimiser la gravité de la situation. "Nous attendons des informations plus fiables sur la situation dans les centrales nucléaires japonaises", a déclaré cette source à l'agence Interfax en ajoutant que la Russie allait envoyer au Japon ses propres spécialistes pour évaluer la situation.

13h32 Le niveau de radioactivité dans la salle de contrôle de la tranche n° 4 de la centrale atomique de Fukushima-Daiichi, sur la côte nord-est du Japon, est devenu trop élevé, mardi, pour que les ingénieurs puissent effectuer un travail normal, rapporte l'agence de presse japonaise Kyodo. Les employés ne peuvent pas rester longtemps et doivent effectuer des va-et-vient avec la salle de contrôle, et superviser la situation à partir d'autres endroits, précise l'agence.

13h18 [Commentaire de la part de Olivier Olivier: ] Le Guardian reporte que la radioactivité sur site est à présent si élevée à Fukushima Dai-Ichi que les opérateurs de Tepco encore présents sur place ne peuvent rester. http://www.guardian.co.uk/world/2011/ma ... unami-live

13h03 Le niveau de radioactivité a augmenté mardi à Tokyo, où il était dix fois supérieur à la normale, mais il n'y a pas pour autant de danger pour la santé de la population, a affirmé la mairie de la capitale japonaise.

12h06 L'accident nucléaire en cours à la centrale japonaise de Fukushima atteint le niveau 6 de gravité sur l'échelle internationale qui en compte 7, a déclaré le président de l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste. Les autorités japonaises ont classé l'accident de Fukushima au niveau 4 samed. Au Japon, "nous sommes maintenant dans une situation différente de celle d'hier. Il est tout à fait clair que nous sommes à un niveau 6, qui est un niveau intermédiaire entre ce qui s'est passé (à la centrale américaine de) Three Mile Island (en 1979) et à Tchernobyl. On est dans une catastrophe tout à fait évidente", a-t-il ajouté.

11h55 L'Autorité de sûreté nucléaire affirme qu'il est "tout à fait clair" que l'accident nucléaire au Japon est de niveau 6.

11h53 La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé mardi la fermeture immédiate et pour trois mois de tous les réacteurs mis en service en Allemagne "avant la fin 1980", qui sont sept.

11h53 La radioactivité qui s'échappe de la centrale atomique de Fukushima ajoute aux malheurs de millions d'habitants de la côte nord-est de l'île de Honshu, au Japon, où l'eau courante et les vivres manquent. Quatre jours après les terribles séisme et tsunami qui ont dévasté la région, l'océan continue de rejeter des corps sur les côtes. Les survivants, blessés, enfants, vieillards, s'entassent dans des abris précaires, souvent privés de médicaments. En outre, une vague de froid sévit dans la région. Au jour de lundi, 550.000 personnes avaient été évacuée vers 2 600 abris installés dans les six préfectures touchées par le séisme. La crise humanitaire se développe sur de multiples fronts : brusque hausse du nombre d'orphelins, pénuries d'eau, de nourriture, de médicaments, d'électricité, toilettes qui débordent... Le gouvernement japonais s'en tient à une évaluation d'au moins 10 000 morts après le double désastre mais d'après des chiffres compilés par l'agence Kyodo, les autorités locales disent n'avoir aucune nouvelle d'environ 30 000 personnes.

11h21 Les autorités sanitaires asiatiques tentent mardi d'apaiser la panique sur les côtes pacifiques du continent, où les médicaments censés protéger des conséquences des radiations s'arrachaient. L'incertitude autour de la centrale de Fukushima 1 ont provoqué des bouffées d'angoisse dans certains pays où des habitants se préparent déjà au pire. Les stocks de sociétés installées aux Etats-Unis produisant l'iodure de potassium, utilisée en prévention d'une irradiation, ont été pris d'assaut et les pharmacies de la côte ouest ont dû faire face à une ruée de la clientèle. Ce sel est utilisé pour saturer la thyroïde et bloquer l'ingestion d'iodine radioactive, une substance hautement cancérigène qui peut émaner d'une centrale nucléaire lors d'un accident. Une boîte de 14 comprimés était vendue 540 dollars aux enchères sur le site de ventes eBay. Et les débats sur Twitter et autres forums de socialisation sur internet ont pris une telle ampleur que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dû émettre un appel au calme. "Consultez votre médecin avant de prendre des comprimés d'iodure. Ne pratiquez-pas l'auto-médication", a indiqué l'OMS sur son propre compte twitter.

10h26 Deux brèches de huit mètres de large sont apparues dans l'enceinte extérieure du réacteur n° 4 de la centrale de Fukushima-Daiichi après une explosion, rapporte l'Agence de sûreté nucléaire japonaise.

10h15 Le niveau de radioactivité relevé dans la préfecture de Chiba, située juste à l'est de Tokyo, était mardi plus de dix fois supérieur a la normale, rapporte l'agence de presse Kyodo.

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09h52 Le combustible nucléaire usagé du réacteur n° 4 de la centrale japonaise de Fukushima-Daiichi est peut-être en train de bouillonner, et le niveau d'eau baisse actuellement, rapporte mardi l'agence de presse nippone Kyodo; A la suite d'une explosion, un incendie a eu lieu dans un bassin de rétention du combustible usagé de cette tranche de la centrale, durement touchée par le séisme et le tsunami de vendredi sur la côte nord-est du Japon. Selon les autorités japonaises citées par l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), l'incendie avait été éteint.

08h55 Une légère hausse de température a été mesurée dans les réacteurs 5 et 6 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi endommagée par le séisme de vendredi, a expliqué mardi le porte-parole du gouvernement.

08h54 Le point de la situation à 9 heures ; Les deux nouvelles explosions signalées mardi, dans les réacteurs n°2 et n°4 de Fukushima-Daiichi, s'ajoutent aux deux qui s'étaient déjà produites depuis samedi dans les réacteurs n°1 et n°3. Cette situation provoque une inquiétude d'autant plus vive au Japon, durement touché par le séisme de magnitude 9 et le tsunami dévastateur de vendredi, que, selon l'AIEA, de la radioactivité a été libérée "directement" dans l'atmosphère. L'explosion au réacteur n° 4, qui était en maintenance au moment du tsunami et n'avait pas posé de problème jusqu'à mardi, serait due à de l'hydrogène. Elle a provoqué un incendie dans un bassin de rétention de combustible usagé, qui a été éteint par la suite, indique l'exploitant de la centrale, Tepco. Une zone d'exclusion aérienne a été instaurée dans un rayon de 30 km au-dessus de la centrale de Fukushima-Daiichi. Le premier ministre japonais Naoto Kan a demandé à la population dans un rayon de 30 km autour de la centrale, située à 240 km de Tokyo, de rester chez elle, signe de l'aggravation de la situation au Japon, qui connaît l'accident nucléaire le plus grave au monde depuis celui de Tchernobyl en 1986. "Le niveau de radioactivité dans les environs a fortement augmenté. La possibilité de nouvelles fuites radioactives se renforce", a dit Kan, le visage sombre, dans une allocution au pays pendant laquelle il a tenu à appeler au calme. La Bourse de Tokyo a dévissé pour la deuxième journée de suite, clôturant mardi sur une perte de 10,55 %. Lundi, elle avait déjà dévissé de plus de 6 %. Depuis le début de la semaine, les grands groupes cotés à Tokyo ont perdu dans les 720 milliards de dollars en valeur. A Maebashi, ville à 100 km au nord de Tokyo, le niveau de radioactivité relevé a été dix fois supérieur à la normale à un moment donné. A Saitama, plus près de Tokyo, la radioactivité est brièvement monté à un niveau quarante fois supérieur à la normale, ce qui ne suffit cependant pas pour causer des problèmes à l'homme.

08h24 Des substances radioactives ont été libérées directement dans l'atmosphère à la suite de l'incendie du réacteur 4 à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, a confirmé mardi l'Agence internationale de l'énergie atomique.

08h20 @Guest : Le gouvernement japonais a affirmé avoir détecté, à Fukushima Dai-Ichi, 30 millisieverts entre le réacteur 2 et le réacteur 3, 400 millisieverts près du réacteur 3, et 100 près du numéro 4. Pour information, à partir d'une dose de 100 millisieverts reçue par le corps humain, les observations médicales font état d'une augmentation du nombre des cancers. Une personne ayant reçu une dose d'un sievert (1 000 millisieverts) ou plus est considérée comme étant atteinte du "mal des rayons" et doit être hospitalisée. L'exposition généralement admise pour le grand public est de un millisievert par an.

8h15 Des substances radioactives ont été libérées directement dans l'atmosphère à la suite de l'incendie du réacteur 4 à la centrale nucléaire de Fukushima n°1, confirme l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

07h58 Cinquante personnes travaillent actuellement sur le site, le reste du personnel de la centrale de Fukushima a été évacuée.

07h52 L'incendie qui s'était déclaré mardi au niveau du réacteur n° 4 de la centrale atomique de Fukushima-Daiichi, sur la côte nord-est du Japon, a été éteint, a fait savoir l'exploitant de la centrale, Tepco.

07h43 Un bassin de stockage de combustible nucléaire usagé est en feu au réacteur n° 4 de la centrale de Fukushima-Daiichi, et de la radioactivité a été libérée dans l'atmosphère, a fait savoir mardi l'AIEA, qui cite les autorités japonaises. Selon l'AIEA, le débit de dose a atteint jusqu'à 400 millisieverts par heure sur le site même. Tokyo Electric Power (Tepco), l'exploitant de cette centrale, a demandé de l'aide aux forces d'autodéfense (armée japonaise) ainsi qu'à l'armée américaine pour éteindre l'incendie, qui s'est déclaré après une explosion au réacteur
n° 4. Cette explosion pourrait avoir été provoquée par de l'hydrogène, selon l'AIEA.

07h08 Le niveau de radioactivité dans la ville de Maebashi, à une centaine de kilomètres au nord de Tokyo, était mardi jusqu'à dix fois supérieur à la normal, rapporte l'agence de presse japonaise Kyodo, qui cite la municipalité. Le niveau de radioactivité a augmenté à Tokyo même, quatre jours après le séisme et le tsunami dévastateurs de vendredi, qui ont durement frappé la centrale atomique de Fukushima-Daiichi, mais ce niveau n'est, à en croire un responsable de la municipalité, "pas du tout un problème".

07h07 Des membres d'équipage de la VIIème flotte américaine qui participe aux opérations de secours suite au séisme de vendredi au Japon ont été exposés à des radiations et les navires se sont éloignés des centrales nucléaires endommagées, indique la marine américaine lundi. Les analyses sur trois hélicoptères qui revenaient d'une mission près de Sendai, ont permis de "détecter des faibles niveaux de radioactivité sur 17 membres d'équipages", indique un communiqué posté sur le site de la VIIème flotte. "Le bas niveau de radioactivité a été facilement éliminé du personnel affecté par un nettoyage à l'eau et au savon. Ils ont été examinés et aucune nouvelle contamination n'a été détectée", ajoute le communiqué. http://www.c7f.navy.mil/news/2011/03-march/026.htm

06h21 Panique à Tokyo selon Reuters. Plusieurs ambassades ont conseillé à leur personnel et à leurs ressortissants de quitter les zones affectées. Les touristes abrégent leurs vacances et des compagnies internationales prévoient de se délocaliser hors de la ville. En Ville, il serait impossible de trouver des postes de radio, des lampes de poche, des bougies et des sacs de couchage. Plusieurs journalistes étrangers, venus couvrir les opérations de secours dans le nord-est du pays font leur valise. Le bureau de Tokyo de Michael Page International, agence de recrutement britannique, va rester fermé pour une semaine.

06h10 (MAJ puis 10h (heure locale)) Deux explosions successives ont probablement entrainé une dégradation de l’enceinte de confinement à l’origine de l’augmentation significative des rejets radioactifs détectés. ( http://www.asn.fr/index.php/S-informer/ ... 11-a-11h00 ).

06h11 Krach boursier. La Bourse de Tokyo s'est écroulée de près de 14 % en séance mardi, au moment où les problèmes de la centrale nucléaire de Fukishima s'aggravaient. Un véritable vent de panique s'est levé sur le marché après que le gouvernement eut admis que le niveau de radioactivité mesuré sur ce site nucléaire était dangereux pour la santé. Vers 5h15, la chute de l'indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a frôlé les 14 %, avant de s'apaiser très légèrement.

05h38 Une zone d'interdiction aérienne a été déclarée au-dessus de la centrale de Fukushima, dans un rayon de 30km (sources gouvernementales, citées par Kyodo).


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QUATRIEME JOUR Lundi 14 Mars 2011 :
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22h59 Le gouvernement japonais estime aussi qu’une explosion liée à l’accumulation d’hydrogène, comme dans le cas des réacteurs Fukushima I-1 et I-3 est improbable, car le bâtiment réacteur de Fukushima I-2 est percé suite à l’explosion de Fukushima I-3.

21h22 BBC live (video) indique que le vent a tourné à l'Est et risque de "souffler" la radioactivité présente dans l'atmosphère depuis Fukushima vers Tokyo

17h47 Selon les informations d'André-Claude Lacoste de l'Autorité de sûreté nucléaire, "il n'y a pas de doute" qu'il y a eu un début de fusion du coeur des réacteurs numéro 1 et 3 de la centrale de Fukushima et "sans doute début de fusion du coeur pour le réacteur numéro 2". "Nous sommes au début d'une crise qui peut durer des semaines", a-t-il prévenu (source : Reuters).

17h28 Le Pentagone a annoncé que huit navires militaires américains, dont le porte-avions Ronald Reagan et son escorte, participaient aux opérations de sauvetage au Japon et que cinq autres faisaient route vers l'archipel.

16h42 Selon l'agence de presse AP qui cite des responsables japonais, les barres de combustibles seraient en train de fondre à l'intérieur des trois réacteurs nucléaires de Fukushima. Le secrétaire général du gouvernement, Yukio Edano a déclaré : "Sans pouvoir le vérifier directement, il est très probable que cela soit en train de se passer".

13h34 Le Shinmoedake, qui s'élève à 1 420 mètres sur l'île de Kyushu, a projeté dimanche des pierres et des cendres dans les airs jusqu'à 4 000 mètres de hauteur, après deux semaines d'une relative accalmie. Le volcan s'est réveillé en janvier pour la première fois depuis cinquante-deux ans. La reprise de l'éruption survient deux jours après le séisme de magnitude 8,9 suivi d'un tsunami qui a frappé vendredi le nord-est du pays, à environ un millier de kilomètres du volcan. Les autorités japonaises ont restreint l'accès au Schinmoedake, qui appartient à la chaîne Kirishima, constituée d'une vingtaine de volcans.

13h00 L'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, la compagnie Tokyo Electric Power, n'exclut pas que le combustible du réacteur 2 soit entré en fusion, à cause d'une panne du système de refroidissement.

12h16 Plusieurs pays asiatiques ont annoncé de prochains tests sur les produits alimentaires importés du Japon pour vérifier qu'ils n'ont pas été contaminés après des accidents nucléaires survenus dans une centrale. Singapour et le Sri Lanka ont indiqué qu'ils allaient mener des tests tandis que Taïwan, les Philippines et la Malaisie ont annoncé des mesures de précaution.

12h14 Une fusion du cœur du réacteur n°2 de la centrale atomique de Fukushima-Daiichi n'est pas à exclure, écrit lundi l'agence de presse japonaise Jiji, qui cite le propriétaire de la centrale, Tepco. Le circuit de refroidissement de ce réacteur-là a cessé de fonctionner, et le niveau de l'eau a tellement baissé de ce fait que les cartouches de combustible nucléaire sont désormais totalement à l'air libre. Deux autres réacteurs posent un sérieux problème dans la même centrale : le n° 1, où une explosion a eu lieu samedi, faisant s'effondrer un toit. Une autre explosion s'est produite lundi au niveau du réacteur n°3.

12h02 Les barres de combustible nucléaire du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi sont entièrement à l'air libre en raison d'un arrêt du circuit de refroidissement à eau. Une fusion au coeur du réacteur 2 ne peut être exclue, selon l'agence japonaise Jiji.

11h42 Recrudescence de l'activité volcanique au japon suite au tremblement de terre, vidéo ==> [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=tciBLUCyAhg[/youtube] vous noterez les japonais qui s'en vont rapidement à la fin... (logique...)

11h39 confirmation de contamination radioactive pour la 7eme flotte américaine et du personnel sur le porte avion nucléaire USS Ronald Raegan

11h33 Selon l'agence Jiji, les ingénieurs ne parviennent pas à refroidir le réacteur n° 2 de la central de Fukushima Dai-Ni.

10h01 Enceinte de sécurité intacte selon l'AIEA : L'enceinte de sécurité du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima numéro un, où se sont produites deux explosions lundi, est intacte, a indiqué l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) lundi. "Le bâtiment du réacteur a explosé mais l'enceinte de sécurité n'a pas été endommagée. La salle des contrôles du réacteur 3 reste opérationnelle", a déclaré l'AIEA dans un communiqué, précisant qu'elle a été informée par l'Agence japonaise de sécurité nucléaire et industrielle (NISA). Six personnes ont été blessées et aucun membre du personnel ne manque à l'appel, a précisé l'agence onusienne, dont le siège est à Vienne.

Les deux explosions qui se sont produites lundi ont été causées par l'accumulation d'hydrogène, selon les autorités japonaises. L'AIEA avait plus tôt lundi indiqué que les niveaux de radioactivité mesurés à Fukushima avant l'explosion étaient "normaux".

Sur le réacteur 1, le système de refroidissement du réacteur a été en partie rétabli et "les travaux sont en cours pour parvenir à un arrêt total du réacteur". "Les équipes des réacteurs 2 et 4 travaillent à restaurer les systèmes de refroidissement de chaleur résiduelle. Le réacteur 3 a été complètement arrêté", a précisé l'agence. Le directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano, doit donner une conférence de presse sur la situation dans les centrales japonaises à Vienne lundi à 17 h 30, heure de Paris.

09h31 Réacteur n°2 à Fukushima : Tepco a entrepris d'injecter de l'eau de mer à l'intérieur du réacteur afin de compenser, mais ne pouvait confirmer pour l'instant que cette eau ait bien atteint cet endroit.

08h48 A écouter-lire les commentaires "rassurants" concernant la radio-activité après l'explosion d'une centrale nucléaire, on finit par avoir l'impression qu'il s'agit d'un mode normal de régulation de l'activité d'un réacteur nucléaire. Presque comme si c'était prévu à la construction un peu à la façon du siège éjectable pour un avion de combat - C'est à la fois sidérant et effrayant.

08h47 Français disparus : Paris est toujours sans nouvelles d'une vingtaine de ses ressortissants qui étaient dans la région nord-est du Japon au moment du séisme, annonce lundi l'ambassade de France au Japon. Une équipe de la sécurité civile française devait arriver ce lundi à Tokyo pour se rendre à Sendai afin de prêter main forte aux autorités japonaises, précise l'ambassade. Elle apportera notamment des pastilles d'iode pour lutter contre les effets de la radioactivité. La France recommande lundi à ses ressortissants qui n'ont pas de raison essentielle de rester à Tokyo de s'éloigner pour quelques jours de la région du Kanto, qui englobe la capitale japonaise, rappelle l'ambassade dans un communiqué publié sur son site Internet (http://www.ambafrance-jp.org).

08h45 "Chacun se tient prêt à évacuer Sendai", explique Blaise Plant, un artiste d'origine canadienne vivant au Japon.

08h26 Panne au réacteur n° 2 : Le système de refroidissement du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima 1 est "en panne", a annoncé lundi l'opérateur Tepco, cité par l'agence de presse Jiji. "Le réacteur 2 a perdu totalement ses fonctions de refroidissement", a déclaré un responsable de l'Agence de sûreté nucléaire, citée par la télévision publique NHK. Les réacteurs 1 et 3 de cette centrale ont déjà connu une panne identique, qui a entraîné une explosion du bâtiment abritant chacun des réacteurs. Selon Jiji, la compagnie électrique Tokyo Electric Power (Tepco) a indiqué qu'elle envisageait de percer une ou plusieurs ouvertures dans le bâtiment abritant le réacteur afin de relâcher la pression et d'éviter une explosion de l'hydrogène accumulé. Fukushima 1 est dotée de six réacteurs. Elle est située à 250 km au nord de la mégapole de Tokyo peuplée de 35 millions d'habitants.

8h17 Vidéo de l'explosion du réacteur numéro 3 ==> [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=UPbmPyMxu0Y[/youtube] :sweat: Communiqué de l'ambassade de France au Japon ==>

Impossible d'accéder au nouveau communiqué de l'ambassade de France http://www.ambafrance-jp.org/spip.php?article4573 site saturé ou quoi ?

EDIT :

8h00 SEISME : Message de l’Ambassade à la communauté française

Lundi 14 mars à 15h (heure locale)

1. Pertes humaines :
Plus de 10 000 morts.

2. Point ressortissants : Nous sommes toujours sans nouvelle d’une vingtaine de ressortissants qui étaient dans la région nord-est au moment du séisme.

3. Point nucléaire :
Deux explosions simultanées ont eu lieu ce matin dans la centrale de Fukushima (Fukushima I-3). Les causes sont encore en cours d’analyse, mais les autorités japonaises viennent de confirmer à l’Ambassadeur qu’il s’agit bien d’une explosion d’hydrogène (comme avant-hier à Fukushima I-1), sans endommagement du réacteur. Les mêmes autorités estiment que la situation est sous contrôle (mais bien sûr... aprés deux explosions on va les croire...) et qu’aucune autre explosion n’est attendue.
Selon l’Agence de sûreté nucléaire, avec laquelle nos spécialistes sont en contact, les émanations radioactives seraient du même ordre que celles de l’explosion précédente. (là c'est intéressant car reportez-vous à plus bas) L’état des radiations sur tout le territoire japonais peut être consulté à l’adresse suivante : [http://www.bousai.ne.jp/eng/]. Elle montre que la situation était normale à partir de Ibaraki et en deçà, vers le sud, à 14h.30. Par ailleurs, selon l’Agence japonaise de météorologie, avec laquelle nous sommes également en contact, le vent était faible et orienté vers le nord-est, c’est à dire dans une direction opposée à celle de Tokyo.
Toujours selon la même source, la situation est stable partout ailleurs : les refroidissements des réacteurs se poursuivent.

4. Point séisme
L’Agence japonaise de météorologie, compétente en la matière, avec laquelle nous sommes en contact, confirme sa prévision faite hier de probabilité élevée (70% dans les trois jours) de réplique forte (7). Le service scientifique de l’Ambassade s’étonne de cette annonce et relève que le scénario habituel est celui d’un décroissement du nombre de répliques et de leur magnitude dans le temps. Les vérifications sont en cours en lien avec l’Agence.

5. Recommandations
L’Ambassade réitère les recommandations données hier :
ne pas céder à la panique ;
même si aux dires des autorités japonaises auxquelles nous accordons notre confiance, la ville de Tokyo n’est absolument pas soumise à une quelconque retombée radioactive, nous pensons raisonnable de conseiller aux personnes qui n’ont pas de raison essentielle de rester à Tokyo de s’éloigner quelques jours de la région du Kanto ;
les autres personnes sont invitées à suivre les recommandations des autorités japonaises (se calfeutrer à son domicile pour les personnes proche des zones à risque ; constituer des provisions d’eau et de nourriture pour les autres, ne pas s’éloigner de son domicile).
Une équipe de la sécurité civile française devrait arriver ce soir à Tokyo pour se rendre à Sendai afin de prêter main forte aux autorités japonaises. Cette équipe apportera des pastilles d’iode. Nous distribuerons ces pastilles exclusivement via le réseau d’ilotiers. Il s’agit d’une mesure préventive. Il faudra garder ces comprimés et ne les prendre qu’en cas de très forte menace de contamination nucléaire, un scénario qui n’est pas du tout celui que nous envisageons actuellement dans la région de Tokyo.

Sur la prise d’iode, à titre d’information :
A partir de 12 ans, adultes, y compris femmes enceintes ⇒ 2 comprimés d’iode à 65 mg ;
Enfants de 3 à 12 ans ⇒ 1 comprimé d’iode à 65 mg,
Enfants de 1 mois à 3 ans ⇒ un demi-comprimé d’iode à 65 mg ;
Nourrissons jusqu’à 1 mois ⇒ un quart de comprimé d’iode à 65 mg.
La thyroïde est une glande sensible, il convient donc de respecter la dose recommandée et de ne pas multiplier inutilement la prise d’iode.


Il est très important de choisir le bon moment pour en absorber, lorsque cela devient nécessaire. Il est recommandé de prendre ce traitement préventif, 6 heures avant l’exposition. Après 4 heures de retard la prise n’a presque plus d’efficacité.
Là encore, il conviendra de suivre les conseils des autorités japonaises et nos propres consignes que nous vous communiquerons.

Service de Communication et d’Information (14 mars)

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Pourquoi prendre des cachets d'iode si tout va bien ? :??: :??:

Maintenant analysons ce communiqué.
Ils précisent : << Selon l’Agence de sûreté nucléaire, avec laquelle nos spécialistes sont en contact, les émanations radioactives seraient du même ordre que celles de l’explosion précédente. >>

Sauf que concernant la première explosion :

06h42 Le point sur les émissions radioactives. Des rejets radioactifs "très importants" se sont "produits simultanément à l'explosion" samedi du bâtiment du réacteur n°1 de la centrale de Fukushima au Japon, a déclaré dimanche l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français. "Lors de l'explosion le débit de dose à la limite du site aurait atteint 1 millisievert par heure (mSv/h)", indique l'IRSN, "valeur à comparer à l'ordre de grandeur de la radioactivité naturelle qui est de 0,0001 mSv/h". Pour l'IRSN, la valeur de 1 mSv/h correspond à "un rejet très important dans l'environnement". L'IRSN cite des informations transmises par l'ambassade de France à Tokyo et ajoute que "seules quelques mesures sont actuellement disponibles". Douze heures après l'explosion, selon l'Institut, "le débit de dose aurait encore été de 0,040 mSv/h". Samedi, l'agence de presse japonaise Kyodo, citant une commission de sécurité avait déjà indiqué qu'un niveau de radioactivité 1.000 fois supérieur à la normale avait été détecté dans la salle de contrôle du réacteur numéro 1 de Fukushima I. http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse ... 11-23h.pdf

donc si l'ambassade de France affirme que les émanations sont du même ordre entre les deux explosions, alors ça veut dire que ceux de la seconde sont aussi "très importants" ; en gros, c'est très grave...

07h28 Une explosion s'est produite lundi dans un réservoir de carburant d'une centrale thermique de la préfecture de Fukushima, soit dans la zone durement touchée vendredi par un séisme et un tsunami, rapporte l'agence depresse nippone Jiji.

07h24 Le circuit de refroidissement du réacteur n°2 de la centrale atomique de Fukushima-Dai-Ichi a cessé de fonctionner et [#ff0000]le niveau d'eau diminue[/color], annonce l'agence de presse Jiji.

07h19 Le point sur l'explosion de lunid sur le site de l'AIEA http://www.iaea.org/newscenter/news/tsu ... ate01.html

06h42 Le point sur les émissions radioactives. Des rejets radioactifs "très importants" se sont "produits simultanément à l'explosion" samedi du bâtiment du réacteur n°1 de la centrale de Fukushima au Japon, a déclaré dimanche l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français. "Lors de l'explosion le débit de dose à la limite du site aurait atteint 1 millisievert par heure (mSv/h)", indique l'IRSN, "valeur à comparer à l'ordre de grandeur de la radioactivité naturelle qui est de 0,0001 mSv/h". Pour l'IRSN, la valeur de 1 mSv/h correspond à "un rejet très important dans l'environnement". L'IRSN cite des informations transmises par l'ambassade de France à Tokyo et ajoute que "seules quelques mesures sont actuellement disponibles". Douze heures après l'explosion, selon l'Institut, "le débit de dose aurait encore été de 0,040 mSv/h". Samedi, l'agence de presse japonaise Kyodo, citant une commission de sécurité avait déjà indiqué qu'un niveau de radioactivité 1.000 fois supérieur à la normale avait été détecté dans la salle de contrôle du réacteur numéro 1 de Fukushima I. http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse ... 11-23h.pdf

06h03 Radiations. Le porte-avions américain U.S.S. Ronald Reagan arrivé dimanche matin au large des cotes nord-est du Japon pour aider les troupes japonaises engagées dans les opérations de secours a traversé le nuage radiadocatif, indique le New York Times. En une heure, les marins sur le pont ont été exposés à l'équivalent d'un mois de radiations. http://www.nytimes.com/2011/03/14/world ... 1&ref=asia

5h00 : C’est encore la même centrale de Fukushima n°1 qui a été frappée par deux explosions sur le réacteur 3 ce matin. Des explosions d’hydrogène, sans gravité selon l’opérateur et le gouvernement japonais. Pourtant, le réacteur 1 de cette centrale avait déjà subi une explosion samedi, provoquant des rejets radioactifs dans l’atmosphère. Une radioactivité en hausse, admet Tokyo Electric Power ce matin.

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Le réacteur de la centrale de Fukushima, avant et après les nouvelles explosions de ce matin © AFP/NHK

Une colonne de fumée blanche s’est élevée ce matin au dessus du réacteur 3 de la centrale de Fukushima. La même scène se répète deux jours après. Samedi, c’était le réacteur 1 qui explosait, après la panne du système de refroidissement dans cette centrale situé à 250 km au nord de Tokyo.

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TROISIEME JOUR Dimanche 13 Mars 2011:
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Officiellement d'après les japonais, tout va bien et est sous contrôle ou presque, sauf que les militaires américains ont détecté que leur porte avion Ronald Reagan passait sous un nuage radioactif !! Génial... :/ source http://www.nytimes.com/2011/03/14/world ... .html?_r=1

20h10 «Ce qu’il se passe là-bas est très sérieux. A l’heure où nous parlons, les combustibles des réacteurs 1 et 3 de cette centrale sont toujours partiellement hors d’eau» , sinquiète Philippe Jamet, commissaire de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française.

18h33 Sur la centrale de Tokaï. "Une pompe à eau de mer, alimentée par un générateur diesel, s'est arrêtée à cause du tsunami et nous avons donc arrêté manuellement un système de refroidissement", a précisé un porte-parole de Japan Atomic Power Company, Masao Nakano. "Toutefois, une autre pompe et un autre système fonctionnent bien, et la température du réacteur descend régulièrement", a-t-il ajouté

18h14 Des nouvelles rassurantes de la centrale de Tokaï. Une pompe à eau du système de refroidissement est en panne, mais celle de secours fonctionne et refroidit le réacteur, affirme l'opérateur de ce site. La centrale est située à 120 kilomètres au nord-est de Tokyo.

17h16 Un problème dans une troisième centrale ? Une pompe a cessé de fonctionner dans le système de refroidissement du réacteur n°2 de la centrale de Tokai, dans la préfecture d'Ibaraki, rapporte l'agence de presse nippone Kyodo, qui cite les pompiers. La préfecture d'Ibaraki se trouve à quelques dizaines au nord-est de l'agglomération de Tokyo.

17h17 Selon la BBC, cette centrale avait été arrêtée automatiquement après le séisme.

16h08 L'Agence de sûreté nucléaire japonaise assure que le système de refroidissement de la centrale atomique d'Onagawa fonctionnait normalement et que la hausse de la radioactivité constatée dans le secteur était due aux radiations dégagées par la centrale de Fukushima, située dans une préfecture voisine. Selon la société Tohoku Electric, propriétaire de la centrale, les systèmes de refroidissement des trois réacteurs du complexe d'Onagawa, qui s'est arrêté automatiquement de produire de l'électricité après le violent séisme de vendredi, fonctionnent correctement.

14h58 "Les autorités japonaises ont informé l'AIEA que le premier (c'est-à-dire le plus bas) état d'urgence a été signalé par la Tohoku Electric Power Company", a déclaré l'agence onusienne, dont le siège est à Vienne. Les trois réacteurs du site nucléaire d'Onagawa "sont sous contrôle", selon les autorités japonaises, a ajouté l'AIEA. En conformité avec la réglementation japonaise, "l'alerte a été déclarée à la suite de niveaux de radioactivité enregistrés dépassant les niveaux autorisés dans la zone près de la centrale", a expliqué l'AIEA.
"Les autorités japonaises tentent de déterminer la source des radiations", a ajouté l'agence.

14h50 [#ff0000]L'agence internationale de l'énergie atomique annonce que l'état d'urgence a été décrété dans une deuxième centrale nucléaire au Japon. [/color]

14h30 petits problèmes pour l'armée de l'air japonaise ; ses avions sont... comment dire... mal au point ==> http://forum.hardware.fr/hfr/Discussion ... #t25807567

14h24 Un volcan situé dans le sud-ouest du Japon a projeté dimanche des pierres et des cendres dans les airs jusqu'à 4 000 mètres de hauteur, après deux semaines d'une relative accalmie, ont annoncé les autorités. Le Shinmoedake, qui s'élève à 1 420 mètres sur l'île de Kyushu, s'est réveillé en janvier pour la première fois depuis 52 ans. La reprise de l'éruption survient deux jours après le séisme de magnitude 8,9 suivi d'un tsunami qui a frappé vendredi le nord-est du pays, à environ un millier de kilomètres du volcan. Les autorités japonaises ont restreint l'accès au Schinmoedake, qui appartient à la chaîne Kirishima, constituée d'une vingtaine de volcans.

14h08 [Commentaire de la part de cingulate cingulate : ] de l'ambassade de france : "L’absorption de capsules d’iode n’est pas un acte anodin. Un usage répété à l’excès peut être dangereux pour la santé."

14h07 Toujours selon l'agence de presse jiji, le combustible reste à découvert de 1.7m pour le réacteur n°1 et 2m pour le réacteur n°3. L'eau de mer ne fait pas remonter le niveau et personne ne sait pourquoi

14h L'Agence météorologique japonaise a mis en garde dimanche contre le risque élevé de réplique de magnitude 7 ou plus jusqu'à mercredi matin, évaluant sa probabilité à 70% "Il existe un risque de 70% que survienne une réplique de magnitude 7 ou plus" dans les trois jours, jusqu'au 16 mars au matin, a déclaré le directeur de la prévision sismique de l'Agence, Takashi Yokota.

13h52 Des préparatifs sont en cours pour injecter de l'eau de mer dans le réacteur n°2 de la centrale Daiichi de Fukushima, endommagée par le séisme de vendredi, rapporte dimanche l'agence de presse Jiji. La même opération a été entamée un peu plus tôt avec le réacteur n°3, au lendemain de l'explosion qui a endommagé la structure extérieure de la tranche n°1.

12h03 Un porte-parole du gouvernement répond à la presse : "nous faisons de notre mieux pour gèrer la catastrophe".

12h05 Il explique que le niveau de l'eau, qui est utilisé pour refroidir le réacteur numéro 3 à Fukushima, ne remonte pas malgré l'injection d'eau de mer.

12h05 Cela pourrait être du à la présence d'air dans le réacteur.

12h06 Le premier ministre a indiqué que la centrale de Fukushima restait en "état d'alerte maximale".

09h41 Beaucoup de questions sur l'utilisation d'eau de mer pour refroidir le réacteur. Ils n'ont pas eu vraiment le choix : il fallait aller vite.
dimanche 13 mars 2011 09h41

09h42 Les ingénieurs de Tokyo Electric Power Co veulent éviter une explosion comme celle du réacteur numéro 1, pour lequel ils reconnaissent implicitement avoir réagi trop lentement. "A la différence du réacteur n°1, nous avons ventilé et injecté de l'eau à un stade précoce", a expliqué le secrétaire général du gouvernement lors d'une conférence de presse. Une explosion n'affecterait probablement pas la structure qui renferme le coeur du réacteur, a-t-il toutefois assuré, jugeant peu probable que le combustible soit déjà entré en fusion, ce qui serait catastrophique.

06h03 Radiations. ... En une heure, les marins sur le pont du porte avion nucléaire américain USS Ronald Reagan qui est en approche, ont été exposés à l'équivalent d'un mois de radiations.

3h31. Le gouvernement et l’opérateur de la centrale Tepco annoncent que des radiations se seraient échappées du réacteur n°3 de la centrale nucléaire Fukushima et que le niveau d’eau a baissé, découvrant les barres de combustible sur une hauteur de trois mètres.

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DEUXIEME JOUR Samedi 12 Mars 2011 :
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23h05 : L'opérateur d'une centrale nucléaire du nord-est du Japon affirme qu'un autre réacteur donne des signes de problèmes, avec un risque d'explosion.

22h58 : Le système de refroidissement d'urgence du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi est en panne, annonce un responsable de l'Agence de sûreté nucléaire nippone. Selon l'Agence, la radioactivité au césium mesurée laisse penser que du combustible a fondu dans le réacteur n°1 de la centrale. D'après ce responsable, le nombre de personnes exposées à des radiations pourrait s'élever au bout du compte entre 70 et 160.

21h55 : Le tremblement de terre et le tsunami ont fait plus de 1.800 morts et disparus. Par ailleurs, plus de 215.000 personnes sont recueillies dans les 1.350 centres d'hébergement répartis sur cinq préfectures, a comptabilisé la police.

16h40 : L'agence japonaise de sûreté nucléaire évalue l'incident à la centrale de Daiichi à 4 sur une échelle de 7. Elle estime par ailleurs qu'il est «moins grave» que ceux de Three Mile Island» et de Tchernobyl. Le niveau 4 qualifie les «accidents n'entraînant pas de risque important hors du site», selon les documents de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Le terme anomalie est utilisé pour le niveau 1 et incident n'est employé que pour les niveaux 2 et 3. Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, se veut, quant à lui, rassurant : citant l'exploitant, Tokyo Electric Power (Tepco), il souligne que le caisson du réacteur n'a pas subi de dégâts et que les radiations ont déjà diminué.

14h52 Trois employés de la centrale de Fukushima ont été "victimes de radiations", a annoncé l'agence de presse japonaise Jiji (source Reuters).

14h17 Le chaîne de télévision japonaise NHK annonce le chiffre de 10 000 personnes disparues dans le port de Minamisanriku.

14h16 Selon le suivi en direct de la BBC, l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) a annoncé que les autorités japonaises se préparaient à distribuer à la population des comprimés d'iode, dans la région de la centrale de Fukushima. L'AIEA a également promis son assistance et son expertise au gouvernement japonais, en cas de besoin.

12h00 D'après Reuter : "L'explosion survenue samedi à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima est due à de l'hydrogène, a assuré samedi Ian Hore-Lacy, directeur de communication de l'association nucléaire mondiale, dont le siège se trouve à Londres. "Si l'hydrogène a explosé, il n'y en a plus, il ne présente donc plus de danger. "Pour ce que nous en savons, il n'y a pas particulièrement de risque de fuites radioactives. C'est possible, mais nous n'en savons rien. Il n'y a pas de raison de penser qu'il y a une de ce fait", a-t-il ajouté.

12h02 Le Japon a demandé l'aide du Royaume-Uni, qui s'apprête à envoyer des équipes, fort de l'expertise récemment démontrée en Nouvelle-Zélande au moment du tremblement de terre, a annoncé samedi le ministre des Affaires étrangères William Hague.

12h03 La Suisse annonce également l'envoi d'équipes de secours.

12h14 Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) estime que l'accident nucléaire de Fukushima est une "tragédie" qui a conduit un "gouvernement élu sur l'anti-américanisme" à demander l'aide de l'armée américaine. Aujourd'hui, "ils ont besoin des Américains et de leur expérience de Three Mile Island pour essayer de maîtriser ce qui est d'ores et déjà le plus grave accident depuis Tchernobyl", selon la possible candidate à la présidentielle qui dénonce également "l'omerta" autour du nucléaire en France. "Est-ce qu'on va continuer à laisser croire qu'il n'y a pas de risque?" Mme Joly pointe notamment "les risques terroristes" mais aussi "les phénomènes météo qui vont se multiplier", citant aussi l'exemple de la centrale du Blayais, où lors de la tempête de 1999, "nous étions à quelques minutes d'une catastrophe". Le nucléaire est "un risque qui n'est pas utile", "il y a d'autres solutions que nous ne prenons pas".

10h13 Reuters publie également une interview d'une responsable de Stratfor, compagnie spécialisée dans l'évaluation des risques politiques. "Une augmentation non contrôlée de la température pourrait transformer le coeur du réacteur en une masse en fusion qui pourrait faire fondre la cuve du réacteur". "Cela pourrait conduire à une fuite radioactive incontrôlée dans la structure de confinement qui entoure le réacteur", ajoute cette personne. Selon la télévision publique NHK, cette structure de confinement a d'ores et déjà été endommagée.

10h14 Toutefois, la prudence doit rester de mise, tant les informations nous provenant du site de Fukushima sont parcellaires. Un haut responsable de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, joint pour LeMonde.fr, nous confirme qu'il est très difficile de savoir, à l'heure actuelle, quels sont les risques réels. En l'état, selon lui, il est impossible de parle d'un "Tchernobyl 2".

La vidéo de l'explosion http://www.twitvid.com/LICNU
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=psAuFr8Xeqs[/youtube]

09h33 Sans qu'on ait plus de précisions pour le moment concernant l'effondrement d'un mur à la centrale nucléaire de Fukushima, et sur les causes et les suites de l'explosion entendue sur place, les télévisions nippones conseillent aux riverains de la centrale de se calfeutrer (AFP).

08h53 Selon les médias japonnais, une explosion vient d'être entendue à la centrale nucléaire de Fukushima N°1. La télévision montre un nuage de fumée blanche au-dessus de la centrale nucléaire.

08h59 Selon l'agence de sûreté nucléaire, l'explosion entendue ne vient pas du réacteur.

09h03 Selon la télévision japonaise, plusieurs employés sont blessés à la centrale nucléaire de Fukushima.

09h10 La télévision publique NHK, qui a diffusé des images montrant ce qui semble être un nuage de vapeur s'élevant au dessus de la centrale, fait état de plusieurs blessés.

09h10 Les autorités nucléaires japonaises avaient auparavant jugé très possible que des barres de combustible nucléaire aient fondu ou soient en train de fondre mais ont jugé le risque de fuite radioactive limité.

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PREMIER JOUR Vendredi 11 Mars 2011 :
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19h57 Une nouvelle alerte au tsunami est lancée sur les côtes japonaises, selon la chaîne de télévision publique NHK.

19h37 Selon l'agence Kyodo, les autorités s'apprêteraient à relâcher de la vapeur radioactive afin de faire retomber la pression qui s'est élevée dans un réacteur de la centrale Fukushima N°1. Ce qui pourrait entraîner une "petite fuite nucléaire" selon le ministre de l'industrie.

19h16 Selon le gouvernement japonais, "une petite fuite nucléaire" est possible à la centrale de Fukushima.

18h18 La Banque mondiale se dit "prête à aider le gouvernement et le peuple japonais", citant sa "vaste expérience" dans la gestion des suites de catastrophes naturelles.

18h21 Les premières vagues du tsunami ont touché la côte ouest des Etats-Unis sans faire de dégâts. Le chef des urgences de la ville de Port Orford, dans l'Etat de l'Oregon précise que le niveau de l'océan varie beaucoup, comparable à la différence qu'il y a entre la marée haute et la marée basse, mais à des intervalles de 30 minutes environ. "Ce sont clairement les vagues du tsunami qui provoquent cela", a-t-il dit, ajoutant qu'il s'attendait à des vagues plus importantes dans les prochaines heures.

18h27 Selon la Tokyo Electric Power Company, la pression augmente dans le réacteur du n° 1 de la centrale de Fukushima. Selon l'agence Jiji, le risque de fuite de produits radioactifs augmente également. Un tourbillon s'est formé sur la côte est vidéo ==> http://www.telegraph.co.uk/news/worldne ... lpool.html

12h58 Un tourbillon s'est formé sur la côte est. Une vidéo de la télévision locale, qui montre un bateau pris au piège est relayée par le Telegraph. Sur Youtube, un internaute situe l'événement dans la zone d'Ibaraki, à environ 200 km de Sendaï, l'épicentre du séisme. Un autre bateau, avec une centaine de personnes a été emporté par le tsunami, ont rapporté les médias, sans indiquer le sort des passagers. Le navire appartient à une entreprise de construction navale du port d'Ishinomaki, au nord de Sendaï a précisé la police locale, citée par les médias.

11h17 [#ff0000]Départ de feu dans un bâtiment d'une centrale nucléaire de Miyagi, pas très loin de Sendai.[/color]

11h15 L'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) annonce que 4 centrales nucléaires proches du séisme ont été arrêtées "en toute sécurité".

11h14 Un violent séisme de 7,2 sur l'échelle de Richter avait déjà touché le pays le mercredi 9 mars. Un événement précurseur, selon les sismologues.

11h05 Le Japon dépêche des navires de ses forces d'autodéfense (FAD) vers la zone de Miyagi, a annoncé le gouvernement. Selon La Libre Belgique, on dénombre déjà 18 répliques au total au Japon depuis le premier séisme de 14h46, dont voici les intensités : 8.9, 6.4, 6.4, 6.8, 7.1, 6.3, 6.3, 5.8, 5.9, 6.3, 6.1, 6.1, 5.9, 5.8, 5.7, 5.6, 5.9, 6.2.

10h15 Le président russe Dmitri Medvedev offre l'aide de son pays au Japon, alors que de premières vagues ont atteint deux îles de l'archipel des Kouriles, que les deux pays se disputent depuis 1945. 11 000 personnes ont été évacuées, d'autres vagues, plus grandes, sont attendues.

10h10 Le bilan est réévalué par les médias japonais: 19 morts recensés après le violent séisme et le tsunami.

10h Hawaï va être touché. Les premières vagues provoquées par le tsunami devraient atteindre les côtes de l'île américaine vers 02H55 (12H55 GMT). Les habitants des zones côtières situées près du niveau de la mer sont en train d'être évacués.

9h54 Un nouveau séisme frappe le nord-est du Japon, à proximité des côtes, quelques instants seulement après le déclenchement d'une mise en garde lancée par les autorités grâce au système de détection anticipée.

9h48. Les autorités philippines ordonnent à ses habitants de la côte Pacifique d’évacuer les zones côtières et de gagner «l’intérieur des terres».

9h34. Le très fort séisme, de magnitude 8,9 pourrait avoir causé «des dégâts considérables», déclare à la presse le porte-parole du gouvernement.

9h30. Les autorités décident de dépêcher des avions et des navires aux abords de la préfecture de Miyagi (nord-est), la plus fortement touchée, selon les médias.

9h20. Au moins quatre personnes sont mortes et une dizaine sont portées disparues, selon les médias japonais.

9h. Une alerte au tsunami a été émise pour pratiquement toutes les côtes du Pacifique, y compris celles de l'Australie et de l'Amérique du Sud, annonce le centre américain de surveillance des tsunamis.

8h45. Le séisme qui a frappé le nord-est du Japon a été ressenti jusqu'à Pékin, situé à 2.500 kilomètres à l'Ouest, ont rapporté des habitants.

8h40. Les autorités indonésiennes lancent une alerte au tsunami pour l'est du pays, notamment la Papouasie et les Moluques.

8h30. Un vaste incendie s'est déclaré dans une raffinerie de la ville de Iichihara, dans la région de Tokyo.

8h20. Un tsunami de 10 mètres déferle sur les côtes de Sendai (nord-est du Japon).

8h15. Dans le centre de Tokyo, un toit s'est effondré dans un bâtiment où 600 étudiants participaient à une cérémonie de remise de diplômes, faisant plusieurs blessés, selon les pompiers. Au moins 20 personnes ont aussi été blessées à Osaki, dans la préfecture de Miyagi (nord-est), certaines touchées par des chutes d'objet et d'autres prises au piège sous des débris, d'après les pompiers.

8h. Le Japon dépêche des navires de ses forces navales d'autodéfense vers la zone de Miyagi touchée par le très violent séisme de magnitude 8,9 au large des côtes nord-est de l'archipel.

7h35. Six incendies ont été signalés à Tokyo, rapporte l'agence de presse Jiji.

7h30. Les transports aériens et ferroviaires ont été interrompus dans une bonne part du Japon.

7h20. Une violente réplique du séisme de magnitude 7,9 survenu dans le nord-est du Japon s'est produite et a fait trembler les immeubles de Tokyo.

7h. Le Japon lance une alerte au tsunami jusqu'à 6 mètres de haut.

6h50. Un violent séisme a été ressenti à Tokyo.

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L'ancien tsunami qui avait frappé l'Indonésie http://www.youtube.com/watch?v=RDOuwMj7Xzo

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FAQ relative aux catastrophes nucléaires au japon suite aux séismes :
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A lire ici http://www.rue89.com/explicateur/2011/0 ... ser-195210

Les centrales nucléaires :
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PARIS - L'explosion dans une centrale nucléaire à 250 km de Tokyo samedi constitue un "événement majeur" selon les experts, sans être comparable à Tchernobyl. Quelles sont les causes possibles de cet accident ? Les scénarios envisageables ? Et les conséquences ?

Q: Comment est protégé le réacteur d'une centrale nucléaire ?

R: La matière radioactive est séparée de l'environnement par trois barrières: le "crayon" qui enveloppe l'uranium (sous forme de pastilles) ; la cuve et le circuit primaire qui sert à véhiculer la vapeur d'eau ; et enfin l'enceinte de confinement. Au Japon elle est constituée d'un "liner", ou "peau métallique", ancré dans des parois en béton et fermé d'un couvercle. Ce liner est muni de capteurs.

Q: Que se passe-t-il en cas de séisme comme au Japon ?

R: Dès qu'une secousse est détectée, les capteurs déclenchent des barres constituées de matériaux "neutrophages" qui s'insèrent automatiquement dans le réacteur et évitent la propagation de la réaction nucléaire. Le réacteur est de facto à l'arrêt. C'est la première parade et elle a très bien fonctionné au Japon. Cependant la réaction nucléaire continue à un niveau beaucoup plus faible et il faut alors refroidir le réacteur. Mais le système principal et celui de secours ont été vraisemblablement endommagés par le séisme.

Q: Quelle conséquence en cas de panne du refroidissement ?

R: Le fait est que le réacteur a continué à chauffer, avec des températures de l'ordre de 1.000 degrés. Une réaction chimique s'est alors produite, fabriquant de l'hydrogène qui a dû se répandre dans l'enceinte de confinement. Au Japon, les opérateurs ont alors libéré une partie des gaz contenus dans l'enceinte de confinement, mélange de vapeur d'eau, d'éléments rédioactifs et d'hydrogène.

Q: A quoi est liée l'explosion survenue samedi dans le réacteur japonais ?

R: Vraisemblablement, le gaz produit a été évacué dans la partie supérieure du réacteur et a fait sauter un panneau soufflant qui le recouvre. L'explosion aurait donc des causes chimiques (l'hydrogène) et ne serait pas liée à une réaction nucléaire. L'enceinte de confinement est intacte car le taux de radioactivité mesuré est plutôt faible.

Q: Qu'est-ce qu'une fusion au sein d'un réacteur ?

R: La fusion au sein d'un réacteur correspond à la surchauffe du combustible qui commence à fondre et à couler, comme une bougie. Il devient alors difficile à refroidir et les gaines qui retiennent les produits radioactifs n'existent plus. Les produits radioactifs vont alors passer dans l'eau qui circule théoriquement en circuit fermé.

Q: Y a-t-il actuellement fusion au sein du réacteur japonais ?

R: Très probablement selon les informations disponibles. Si c'est le cas, elle se traduira par la présence d'un magma appelé corium, qui résulte de la fusion des métaux présents et de l'uranium lui-même. Le corium pourrait alors se retrouver en fond de cuve, la perçer à son tour en la chauffant, s'en échapper et tomber dans le fond de l'enceinte de confinement. Le béton peut encore jouer un rôle de refroidissement et l'explosion n'est pas automatique.

Q: Cette situation est-celle comparable à celle de Tchernobyl en 1986 ?

R: Non, car la centrale de Tchernobyl ne disposait pas d'enceinte de confinement mais d'une simple chape de béton. En outre, à Tchernobyl, il s'agissait d'un emballement de la réaction nucléaire, avec un réacteur en surchauffe, alors qu'au Japon les réacteurs ont été arrêtés 24 heures avant l'explosion.

Q: Cette situation est-elle comparable à celle de Three Mile Island (TMI) aux Etats-Unis en 1979 ?

R: En partie, puisqu'on avait eu fusion, avec du corium retrouvé au fond de la cuve. L'enceinte de confinement avait résisté. Mais on a déjà dépassé le niveau de la catastrophe de TMI car il n'y avait pas eu là-bas, ou très peu, de pressurisation de l'enceinte de confinement (évacuation de vapeur).

Q: Y a-t-il eu relâchement d'éléments radioactifs ?

R: Oui, avec un relâchement volontaire d'un peu de vapeur pour éviter que le bâtiment se fendille, et avec la vapeur d'eau contaminée qui est sortie de la centrale après l'explosion du bâtiment du réacteur.

Q: Quels sont les risques pour les populations ?

R: Il faudra mesurer sur place la quantité de radioactivé sur le sol. En fonction de la contamination constatée, les gens évacués pourront revenir plus ou moins tôt: plus ils habitent près de la centrale, plus ils risquent de tarder à rentrer. Mais si l'on a bien évacué les endroits où l'on pense qu'il y a risque de retombées radioactives, il n'y a aucun effet sur la santé de la population.

Q: Que faire ensuite ?

R: Il faudra nettoyer les endroits contaminés: soit mettre une couche de terre par-dessus, soit racler la couche du sol contaminé. Mais une partie des éléments radioactifs va se détruire d'elle-même car le propre d

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Donations pour aider les japonais :
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Pour les Suisses :
La chaine du bonhneur est une fondation qui lance des collectes de fonds pour financer des projets d'aide ciblés. https://www.bonheur.ch/fr/archives/arti ... _nord.html

Pour les Français :
La Croix-Rouge française et la Fondation de France ont lancé des appels aux dons. Certains d'entre vous nous demandent des liens. Les voici :
Les dons peuvent être effectués sur Internet (http://www.croix-rouge.fr), ou par chèque à l’attention de Croix-Rouge française "Catastrophe Japon 2011", 75678 Paris cedex 14.

Les dons peuvent être versés via internet sur le site de l'organisation (http://www.fondationdefrance.org), ou par chèque bancaire libellé à l'ordre de Fondation de France - Solidarité Japon (à envoyer à Fondation de France - Solidarité Japon, BP 22, 75008 Paris).

Autre : http://www.jrc.or.jp/english/index.html
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Re: Catastrophe nucléaire JAPON ; séisme 9 - tsunami dévasta

Message non lupar super_newbie_pro » 23 sept. 2011, 00:33

• La radioactivité est-elle une création humaine ou bien existe-t-elle naturellement ?

Oui, la radioactivité existe à l'état naturel. Au cœur des atomes, se trouvent les noyaux. Certains, plus fragiles que d'autres, se brisent spontanément (c'est la fission) en dégageant de l'énergie sous la forme de chaleur et de rayonnements. C'est cette énergie que l'on peut mesurer. Ce sont les rayonnements ainsi émis que l'on appelle la radioactivité. Même le corps humain ou les maisons de granit en Bretagne (3 mSv) en dégagent. Lors d'un voyage en avion, le rayonnement cosmique entraîne une irradiation de 0,05 mSv pour un aller-retour Paris-New York.

Les premiers effets émis par des sels d'uranium ont été découverts en 1896 par Henri Becquerel. L'année suivante, Marie Curie choisit ce sujet d'étude pour sa thèse. Elle travaillera la question avec son mari, Pierre. Tous les trois recevront le prix Nobel de physique en 1903 pour ces travaux. Depuis, l'homme s'efforce de domestiquer cette source d'énergie.

• Quelles sont les substances radioactives émises lors d'un accident nucléaire ?

Dans un nuage issu d'un accident nucléaire, on trouve des substances volatiles liées à la fission au cœur du réacteur nucléaire. Ce sont principalement des molécules d'iode et de césium. Et ce sont elles qui ont le plus grand impact immédiat sur la santé. L'autre danger est lié aux rayonnements invisibles comme ceux provoqués par les particules alpha et bêta, et les rayonnements gamma (proches des rayons X). Ceux-ci sont d'autant plus dangereux que l'on est proche de leur source d'émission.

• Que devient le nuage radioactif ?

Pour l'instant, contrairement à la catastrophe de Tchernobyl, les émissions toxiques des réacteurs accidentés ne sont pas montées très haut dans l'atmosphère. Les facteurs météorologiques, vent et intempéries, auront une influence capitale sur son devenir, dans le temps et l'espace. La composition précise du nuage en particules radioactives sera aussi déterminante: la quantité d'iode se divise par deux tous les huit jours, tandis que la période est de l'ordre de trente ans pour le césium. Pour l'Hexagone, les prévisions sont plutôt rassurantes. «Il est peu probable que cet événement (au Japon) ait des conséquences en France, néanmoins il a été demandé à l'IRSN de (le) vérifier par des calculs prenant en compte les scénarios les plus extrêmes», selon Olivier Gupta, directeur général adjoint de l'ASN, lors d'une conférence de presse. En revanche, «il y aura des particules détectées dans l'atmosphère dans le monde entier», a estimé mercredi Jacques Repussard, directeur de l'IRSN.

• Quelle est la différence entre irradiation et contamination ?


Souvent confondus, ces termes sont pourtant bien distincts. L'irradiation est la conséquence directe d'une exposition externe d'un corps (qu'il soit vivant ou inerte) à des rayonnements ionisants. On parle en revanche de contamination quand un produit radioactif se dépose sur une personne ou un objet ou lorsqu'il est inhalé ou ingéré. Dans le cas d'une irradiation, l'effet cesse quand on éloigne l'objet ou la personne de la source de rayonnement.

En revanche, en cas de contamination, la production de radioactivité est continue et durable tant que la source de contamination n'a pas été éliminée. En cas d'accident nucléaire, les travailleurs sont surtout exposés aux irradiations. Les populations vivant à proximité des centrales risquent surtout une contamination, les particules radioactives pénétrant dans l'organisme par la peau ou par inhalation. La contamination peut aussi se faire indirectement par voie digestive, en ingérant des aliments contaminés.

• Quels sont les risques pour la santé ?


Les conséquences pour l'organisme dépendent largement de la dose reçue. Celle-ci peut atteindre plusieurs sieverts pour les travailleurs proches du cœur des réacteurs des centrales. Sans traitement, l'exposition à une dose de 6 sieverts (Sv) est mortelle dans 100% des cas. Une exposition à des doses plus faibles, de l'ordre de un sievert, entraîne un syndrome d'irradiation aiguë.

Celui-ci se traduit par des vomissements dans les heures suivant l'irradiation, puis d'autres symptômes surviennent après une latence de quelques jours: fièvre, diarrhées, hémorragies, infections… Ces signes traduisent une destruction massive des cellules de l'organisme. Celles de la paroi digestive et de la moelle osseuse (précurseurs des globules rouges, globules blancs et plaquettes) sont les plus sensibles aux radiations. Les tissus embryonnaires et les organes reproducteurs sont aussi très radiosensibles, ce qui explique le risque de malformations fœtales, et de stérilité, chez l'homme comme chez la femme.

À long terme, après plusieurs années, un excès de cancers (leucémies, tumeurs de la thyroïde, des poumons) est observé. C'est la principale conséquence pour les populations vivant à proximité des centrales nucléaires. Le risque de cancer est proportionnel à la dose reçue: il apparaît pour une exposition supérieure à 100 mSv, et augmente de 5,5% par sievert.

Seules les tumeurs de la glande thyroïde peuvent être efficacement prévenues, par la prise précoce de comprimés d'iode.

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Le séisme le plus puissant jamais enregistré au JAPON

Séisme d'une ampleur jamais vu au japon - Tsunami dévastateur - Catastrophe nucléaire en cours - Eruption volcanique renforcée !


Actualisez régulièrement ce topic (touche F5) pour suivre toute l'actualité mise à jour en temps réel.

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Catastrophe, le séisme le plus puissant jamais enregistré au japon a créé un tsunami dévastateur (carte des zones impactées http://www.nytimes.com/packages/flash/n ... index.html ) , et une catastrophe nucléaire...

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Résumé de la situation (les news (nouvelles) sont en dessous, aprés les images) :

- Séisme de magnitude 9
- Le fond marin s'est soulevé de plusieurs mètres ! Le tsunami a frappé le japon, la vague approche d'autres pays ; toutes les zones du contour pacifique sont concernées à des degrés variés
- Un barrage a cédé dans la région de Fukushima, plusieurs maisons ont été emportées.
- Graves problèmes avec la centrale nucléaire de FUKUSHIMA, explosion du réacteur N°1
- L'enceinte de confinement du réacteur numéro 2 est endommagée sans que l'on sache à quel niveau
- Graves problèmes avec la centrale nucléaire de FUKUSHIMA, explosion du N°3 au quatrième jour !
- Graves problèmes avec la centrale nucléaire de FUKUSHIMA, 2 brèches de plusieurs mètres dans le N°4
- Rejets radioactifs jugés très importants, se ressentant jusqu'à tokyo (300fois la norme)
- Évacuation des Français de Tokyo suggérée par l'ambassade de France
- Graves problèmes avec d'autres centrales nucléaires, de nombreux réacteurs sous surveillance avec des problèmes de refroidissement :/
- Alerte nucléaire sur la seconde centrale nucléaire d'ONAGAWA, mais ce serait les radiations de FUKUSHIMA qui seraient arrivées jusque là ! (bonne nouvelle car pas de fuite sur ONAGAWA mais très mauvaise nouvelle car ça indique que FUKUSHIMA pose de sérieux problèmes d'émissions de radiations !)
- Éruption volcanique près de Kagoshima ==> http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... qFxo#at=44
- Des répliques qui continuent toujours, plus de 300...
- De nombreux petits tsunami ont alimenté la quantité d'eau qui a pénètré dans le territoire nippon suite au premier
- Le froid et la neige commencent à tomber rendant le travail des secouristes très difficile...
- Google a mis en ligne un outil permettant d'avoir des infos sur des personnes présentes au japon : http://japan.person-finder.appspot.com/
- Le Quai d'Orsay est mobilisé, des milliers de Français sont au japon
- Bilan des pertes humaines non arrêté...
- Photos satellites avant / aprés ==> http://www.nytimes.com/interactive/2011 ... mi.html?bl

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Image cliquez pour agrandir

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Le séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku est un tremblement de terre d'une magnitude approximative de 9,0 (selon l'USGS et selon l'agence japonaise de météorologie), survenu au large des côtes nord-est de l'île de Honshū au Japon, le vendredi 11 mars 2011 à 14 h 46 min 23 s locales (5 h 46 min 23 s UTC). L'épicentre se situe à 130 km à l'est de Sendai, chef-lieu de la préfecture de Miyagi, dans la région du Tōhoku, ville située à environ 300 km au nord-est de Tōkyō (l'épicentre se trouvant à 373 km de la capitale). Le séisme a été suivi d'un tsunami qui a ravagé les côtes de la région. Selon la télévision japonaise NHK, 4 millions de bâtiments seraient privés d'électricité. Le séisme aurait déplacé de 10 cm l'axe de rotation de la terre.

Le nombre de morts serait supérieur à 10.000, bilan non arrêté, et une catastrophe nucléaire est en cours. Suivez l'actualité dans ce topic


Carte actualisée des pertes humaines et disparus : http://www.nytimes.com/packages/flash/n ... ex.html?hp

Les niveaux de radiation au japon : http://www.targetmap.com/viewer.aspx?reportId=4870

Les répliques toutes listées : http://www.japanquakemap.com/

L'explication animée de la situation : http://www.lemonde.fr/japon/infographie ... 92975.html

Suivre cette catastrophe en direct :

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Sur l'express : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ ... tor=AL-447

Sur le Figaro : http://www.lefigaro.fr/international/20 ... -japon.php

Sur le monde : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/ar ... id=1491461

Blog cnn : http://news.blogs.cnn.com/2011/03/14/ja ... lp/?hpt=T1

Sur KYODO : http://english.kyodonews.jp/

En stream live : suivre l'actualité en direct (en jap/anglais) http://www.ustream.tv/channel/foxtokimekitonight et http://www.ustream.tv/channel/nhk-world-tv


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Les vidéos :
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Nouvelles vidéos :
http://www.liveleak.com/view?i=e9e_1302492014
http://www.liveleak.com/view?i=58a_1301235054

Ville détruite en 5mn ==>









Vidéo du tourbillon qui s'est formé au large ==> http://www.telegraph.co.uk/news/worldne ... lpool.html

Les maisons qui se font péter par l'arrivée par la vague :ouch: ===>

Raffinerie qui explose ==>

Vidés de la vague qui approche sous différents angles ==> et

L'explosion du réacteur N°1 regardez à 0:47 12 Mars 15h36 ==>
L'explosion du réacteur N°3 14 Mars 11h01 ==>

Bâteau de pêche en difficulté ==>

Immeubles rasés par le tsunami ==>

Le tsunami en 10mn, toutes les vidéos en une ==>

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Les photos :
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A voir sur cette page ;
ici http://www.boston.com/bigpicture/2011/0 ... japan.html et la http://www.boston.com/bigpicture/2011/0 ... rmath.html et impressionnante série de clichés ici http://framework.latimes.com/2011/03/12 ... -japan/#/0

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*clickable*

AVANT / APRES (faites passer la souris sur les photos) ; http://www.abc.net.au/news/events/japan ... eafter.htm

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Incendie incontrôlable dans une grande rafinerie :ouch: :

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L'ancien tsunami qui avait frappé l'Indonésie http://www.youtube.com/watch?v=RDOuwMj7Xzo

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Re: Catastrophe nucléaire JAPON ; séisme 9 - tsunami dévastateur

Message non lupar super_newbie_pro » 15 juil. 2012, 14:08

TOKYO (Reuters) - L'accident nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011 est le résultat d'une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et l'opérateur Tepco, selon le rapport d'une commission d'enquête japonaise publié jeudi.

L'accident dans cette centrale nucléaire située dans le nord-est du Japon s'est produit après un puissant tremblement de terre de magnitude 9 qui a déclenché un tsunami, faisant 20.000 morts et disparus.

Dans son rapport, fruit de six mois d'enquête et de plus de 900 heures d'audition et d'interview de plus de 1.100 personnes, la commission d'enquête relève des failles dans la réponse apportée par l'ancien Premier ministre Naoto Kan, qui a démissionné l'an dernier sur fond de critiques sur sa gestion de la crise.

"L'accident à la centrale nucléaire de Fukushima est le résultat d'une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et Tepco, et le manque de gouvernance de ces instances", peut-on lire dans un résumé en anglais du rapport de 641 pages.

Les régulateurs ont fait preuve de réticences à adopter les normes de sécurité internationales qui auraient pu éviter ce désastre qui a contraint 150.000 personnes à quitter leur maison, note la commission d'enquête chargée par le parlement de faire la lumière sur le causes de la catastrophe et la réponse apportée à cet accident.

"La commission a relevé une ignorance et une arrogance impardonnables pour toute personne ou toute organisation travaillant dans le domaine du nucléaire. Nous avons découvert un mépris pour la sécurité du public", note le panel de cette troisième enquête menée sur cette catastrophe en un an.

Les conclusions de la commission d'enquête, selon lesquelles le séisme en lui-même et non le seul tsunami pourrait avoir jouer un rôle dans les dégâts provoqués à Fukushima, pourraient avoir un impact sur le redémarrage de réacteurs nucléaires au Japon.

Dans son propre rapport sur la catastrophe publié en juin, Tepco a démenti toute responsabilité, imputant au tsunami la cause du désastre tout en admettant après coup ne pas avoir été suffisamment préparé à un tel scénario.

Risa Maeda et Linda Sieg, Marine Pennetier pour le service français

******************

Le rapport de l'IRSN fin Juin 2012 ; http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse ... 072012.pdf
Accident survenu à la centrale de FUKUSHIMA DAI-ICHI
Point de la situation fin juin 2012
Ce document est basé sur les informations rendues publiques sur la situation de la centrale de Fukushima Dai-ichi. Sauf
événement particulier, la périodicité de mise à jour sera dorénavant semestrielle.

I. Rappel des faits

Le séisme de magnitude 9, survenu le 11 mars 2011 à 80 km à l’est de l’île de Honshu au Japon, et
le tsunami qui s’en est suivi, ont affecté gravement le territoire japonais dans la région de Tohoku,
avec des conséquences majeures pour les populations et les infrastructures.
En dévastant le site de la centrale de Fukushima Dai-ichi, ces événements naturels ont été à
l’origine de la fusion des cœurs de trois réacteurs (1) nucléaires et de la perte de refroidissement de
plusieurs piscines d’entreposage de combustibles usés. Des explosions sont également survenues
dans les bâtiments des réacteurs 1 à 4 du fait de la production d’hydrogène lors de la dégradation
des combustibles. Des rejets dans l’environnement très importants ont eu lieu. L’accident a été
classé au niveau 7 de l’échelle INES.

II. Etat des installations

- Cœurs des réacteurs 1, 2 et 3
Dès le début de l’accident, les informations disponibles avaient permis à l’IRSN de conclure que le
combustible des trois réacteurs avait partiellement fondu du fait de la perte de refroidissement
survenue. Même si aucun élément ne permettait de conclure à une rupture très importante des
cuves après la relocalisation vraisemblable de corium au fond de celles-ci, l’IRSN estimait que
l’étanchéité des cuves et des enceintes n’était plus garantie.
Les analyses menées par TEPCO ont depuis conclu :
- pour le réacteur n° 1, à la fusion totale du cœur et à la percée de la cuve, avec épandage
de corium dans le fond de l’enceinte de confinement ;
- pour les réacteurs 2 et 3, à une dégradation importante des cœurs, avec la possibilité d’une
relocalisation significative de corium dans le fond de la cuve et d’un écoulement faible de
ce corium dans le fond de l’enceinte de confinement.
- Piscines d’entreposage de combustibles usés
Les éléments disponibles (contrôles vidéo de l’intérieur des piscines et mesures de la contamination
de l’eau) confortent l’hypothèse selon laquelle il n’y aurait pas eu de dégradation importante des
combustibles entreposés.
En revanche, des matériaux sont tombés dans les piscines des réacteurs 1, 3 et 4 à la suite des
explosions, ce qui compliquera l’extraction des combustibles présents.

1 Le réacteur 4 est déchargé et les réacteurs 5 et 6 sont en situation d’arrêt sûr.

III. Situation actuelle des installations

Les réacteurs 1, 2 et 3 sont refroidis par injection permanente d’eau douce (débit inférieur à
10 m3/h). TEPCO a fait état, fin 2011, de l’atteinte d’une situation d’« arrêt à froid », terme
impropre eu égard à l’état des réacteurs, correspondant à une température de l’eau dans les
réacteurs inférieure à 100 °C. Ceci permet d’éviter la vaporisation de l’eau et donc limite les rejets
à l’environnement par les fuites du confinement. A cet égard, la température relevée actuellement
par TEPCO aux points de mesure dans les réacteurs est comprise entre 30 et 60 °C. Par ailleurs,
TEPCO a fourni des informations sur le niveau d’eau dans les enceintes de confinement des
réacteurs ; ce niveau d’eau serait de 2, 0,6 et 5 mètres respectivement pour le réacteur 1, le
réacteur 2 et le réacteur 3. En outre, une injection d’azote est effectuée dans les enceintes de
confinement des réacteurs pour maintenir leur inertage et éviter ainsi tout risque de combustion
d’hydrogène.

Les piscines d’entreposage des six réacteurs et la piscine d’entreposage du site sont maintenant
refroidies en circuit fermé. En outre, TEPCO a réalisé des travaux de confortement du génie civil de
la piscine du réacteur 4 dans le cadre de son plan de reprise de contrôle des installations.
Afin de stabiliser la situation des installations, TEPCO a mis en œuvre des moyens redondants et des
secours électriques pour maintenir le refroidissement des installations et assurer l’inertage à l’azote
des enceintes de confinement des réacteurs. De plus, certains matériels sont installés dans des
zones surélevées et une protection anti-tsunami a été mise en place en bordure de site. Enfin, une
surveillance des paramètres essentiels est assurée (température d’eau, teneur en hydrogène dans
les enceintes, niveaux d’eau…). L’IRSN relève l’importance des moyens déployés par TEPCO pour
reprendre le contrôle des installations et rappelle que ces actions doivent s’inscrire dans la
durée, eu égard au temps nécessaire au démantèlement des installations.

Différents événements sont survenus au fil du temps (mesure de xénon dans les réacteurs,
indisponibilités ou dérives de moyens de mesure de température, fuite de circuits d’eau, pertes
temporaires du refroidissement des piscines, de l’injection d’azote garantissant l’inertage ou de la
retransmission des informations permettant le suivi en temps réel des installations…) qui n’ont pas
mis en évidence d’évolution significative de la situation des installations, en l’état des informations
disponibles. L’IRSN souligne toutefois que ces éléments confirment la nécessaire vigilance à
maintenir quant au comportement des installations, qui s’exerce dans un contexte toujours
difficile lié à l’accessibilité limitée et à la fiabilité incertaine des moyens de surveillance. En
tout état de cause, les actions menées par TEPCO dans les installations conduiront
inévitablement à découvrir des éléments nouveaux.

TEPCO a également entrepris ces derniers mois de nombreuses visites et des contrôles spécifiques
complémentaires des réacteurs (visite des bâtiments par des robots notamment, contrôle de l’état
du bâtiment du réacteur 4…). Il souhaite ainsi définir au mieux son plan d’actions en vue du
démantèlement, mais aussi s’assurer que les installations seraient de nature à résister à un éventuel
nouveau séisme important. L’IRSN souligne que ces contrôles peuvent également contribuer à
une meilleure compréhension de l’accident survenu en mars 2011 par une connaissance accrue
des conséquences réelles sur les matériels.

IV. Rejets actuels

En l’état des éléments disponibles, des rejets diffus, sans commune mesure avec ceux survenus mi-
mars, se poursuivent (inférieurs à la dizaine de MBq de césium/h, selon TEPCO).
TEPCO poursuit ses actions en vue de maîtriser ces rejets diffus, notamment :
- en recouvrant les bâtiments des réacteurs à l’aide de parois posées sur une armature
métallique (réalisé pour le réacteur 1) ;
- en étanchant certaines galeries techniques enterrées et en installant une paroi enterrée
entre le site et l’océan (en cours) ; - en recouvrant le fond de l’océan, dans le « port » du site, de plaques de béton, afin de
limiter l’entrainement de la contamination déposée ;
- en traitant les volumes d’eau présents dans les parties basses des bâtiments. Cette eau,
après traitement, est réutilisée pour refroidir les réacteurs.

V. Plan de reprise de contrôle des installations

TEPCO considère que les premières phases de reprise de contrôle de l’installation sont réalisées
dans la mesure où, d’une part le refroidissement des réacteurs et des piscines est assuré, avec le
maintien d’une température basse de l’eau dans les installations, d’autre part les rejets résiduels
sont à des niveaux faibles. Les actions de nettoyage du site se poursuivent, notamment pour
permettre les travaux futurs.
Le plan d’actions retenu par TEPCO comprend maintenant trois grandes étapes :
- la première vise à débuter le retrait des combustibles présents dans les piscines des
réacteurs 1 à 4, avec un objectif de 2 ans. A ce jour, TEPCO envisage de démarrer la reprise
des combustibles dans la piscine du réacteur 4, la plus chargée en combustibles à puissance
résiduelle élevée, fin 2013 ;
- la deuxième prévoit d’engager le retrait des combustibles dégradés des réacteurs 1 à 3,
avec un objectif de 10 ans ;
- la dernière conduira au démantèlement complet des installations, avec un objectif de 30 à
40 ans.
Ce plan d’actions est associé à un important programme de recherche et de développement pour
définir et organiser les interventions à réaliser, de grande ampleur et sans précédent.
Sans remettre en cause la cohérence de ce plan d’actions, l’IRSN souligne que les délais
annoncés ne peuvent être considérés que comme des ordres de grandeur et que d’importantes
opérations de caractérisation approfondie de l’état des installations seront à réaliser. L’IRSN
relève toutefois l’importance des moyens mis en œuvre par TEPCO pour tenir l’échéancier
annoncé ; à ce jour, l’avancement semble en ligne avec cet échéancier global.
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Re: Catastrophe nucléaire JAPON ; séisme 9 - tsunami dévastateur

Message non lupar super_newbie_pro » 19 juil. 2012, 17:50

2 nouvelles notes de l'irsn (merci à D@emon_666) :

[*]Synthèse actualisée des connaissances relatives à l’impact sur le milieu marin des rejets radioactifs du site nucléaire accidenté de Fukushima Dai-ichi : http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse ... 072012.pdf
[*]Synthèse des informations disponibles au Japon concernant la contamination des denrées alimentaires par les radionucléides persistant dans l’environnement après l’accident de Fukushima : http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse ... 072012.pdf
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Re: Catastrophe nucléaire JAPON ; séisme 9 - tsunami dévastateur

Message non lupar super_newbie_pro » 30 sept. 2012, 13:48

Fukushima, à 2 doigts du pire ?

Alors que chacun craignait la chute de la piscine du réacteur N°4, une partie du bâtiment N°3 de la centrale de Fukushima Daïchi qui vient de s’écrouler dans le plus complet silence de la plupart des médias.

Problème, la piscine de ce réacteur contient du Mox.

C’est le 20 septembre 2012 que suite à une mauvaise manipulation, des ouvriers de la centrale tentant d’enlever des débris tombés dans la piscine du réacteur N°3, ont malencontreusement heurté une poutrelle métallique de 7 mètres de long, pesant 470 kg, laquelle était au bord de la piscine, provocant la chute de celle-ci dans la piscine.

Image

L’accident a été qualifié d’incident, à se demander comment serait qualifié la chute d’un employé de TEPCO, qui tomberait d’une échelle. http://french.ruvr.ru/2012_09_22/Japon-Fukushima/

Le problème est que cette piscine contient 514 assemblages de combustible usagé, et 52 neufs, à base de MOX, dont la particularité est de contenir du Plutonium 239, fabriqué en France, à Marcoule, (lien) ainsi que du plutonium 241, très instable.

Rappelons qu’un milligramme de ce plutonium inhalé peut suffire à induire un cancer, ( http://www.techno-science.net/?onglet=g ... ition=3553 ) et que la durée de « demi-vie » de celui-ci est de 24 000 ans, ce qui signifie que les effets ce cet élément radioactif ne seront bien moins dangereux qu’au-delà de 100 000 ans.

On pourrait s’étonner que le contenu de cette piscine n’ait toujours pas été vidé, mais l’opération est rendue difficile, puisque le chariot qui permettait ce déchargement était lui-même tombé dans la piscine.

La transparence étant rarement de mise dans le milieu nucléaire, ce n’est qu’un an après que nous avons été informés de cet accident. http://gen4.fr/2012/05/une-criticite-da ... ie-ii.html

D’ailleurs, dans la même logique, ce n’est que maintenant que nous apprenons que les réacteurs n°5 et 6 de Fukushima ont rejeté du tritium dans la mer aux mois d’avril et mai dernier. http://fukushima-diary.com/2012/09/trit ... r-5-and-6/

Revenons à l’écroulement d'une partie du bâtiment du réacteur n° 3

Que peut-il se passer après ?

Maintenant que cette poutrelle de près d’une demi-tonne est tombée en partie dans la piscine, s’ajoutant aux autres parties du bâtiment qui y sont déjà, l’opération de déchargement du combustible, déjà rendue très difficile, l’est encore plus aujourd’hui.

Une autre question est soulevée : dans ce bâtiment, la piscine était à 30 mètres de haut.

Si une partie du bâtiment s'est écroulé, où se trouve la piscine et les assemblages qui étaient dedans ?

Le mystère le plus complet baigne.

Les autorités nucléaires japonaises avaient estimé à l’époque que renforcer la sécurité de la piscine présenterait un cout élevé, sans pour autant diminuer les risques d’un accident majeur.

Donc rien n’avait été fait. http://www.nrc.gov/reading-rm/doc-colle ... 082r3.html

Pourtant le risque de criticité est important. http://gen4.fr/2012/04/fukushima-le-cha ... e-n-3.html

Si l’une des piscines de Fukushima venait à se vider de son eau, ou pire à basculer, les assemblages radioactifs se mettraient à chauffer, sans qu’il soit possible à un certain moment de les refroidir, et dès lors tout est à craindre.

La gaine de zirconium contenant le combustible nucléaire se dégraderait, comme l’ont prouvé récemment des experts américains, et dès lors, cela provoquerait un énorme relâchement de produits de fission, avec les conséquences que l’on imagine. http://www.nrc.gov/reading-rm/doc-colle ... 082r3.html

La démonstration de cette possibilité a été décrite en détail par l’expert en la matière, Arnie Gundersen, comme on peut le constater dans cette vidéo http://www.youtube.com/watch?v=CfnGgY9N ... r_embedded , et pour Hiroaki Koide, professeur à l’institut de Recherche nucléaire universitaire de Kyoto, les émissions de matières radioactives correspondraient à 5000 fois la bombe d’Hiroshima. http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquet ... venir.html

Quant à la piscine du bâtiment n° 4, elle pose toujours le même problème, et Masashi Goto, ex-ingénieur chez Toshiba, concepteur du confinement des réacteurs nucléaires de Fukushima n’est lui-même pas rassuré.

Il a déclaré : « même si les murs existent, il n’y a pas de manière simple d’en connaitre la stabilité. A quel point la stabilité a-t-elle été compromise par la haute température de l’incendie ? ». http://www.wikistrike.com/article-fukus ... 33942.html

Le vrai problème restant le délai très long que s’est donné le gouvernement du Japon pour finaliser le démantèlement de la centrale, puisqu’il l’envisage sur une durée d’au moins 40 ans.

D’ici là, que peut-il se produire ?

Les propositions d’aide venant des experts internationaux ayant manifestement été poliment déclinées, on est en droit de se demander pour quelle raison le gouvernement Japonais, maintenant actionnaire prioritaire de la centrale, prend-il une telle position ?

Comme dit souvent mon vieil ami africain : « qui fait l’âne ne doit pas s’étonner si les autres lui montent dessus ».

Olivier Cabanel - http://www.agoravox.fr/actualites/inter ... ire-123174
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Re: Catastrophe nucléaire JAPON ; séisme 9 - tsunami dévastateur

Message non lupar super_newbie_pro » 07 nov. 2012, 14:31

Le coût de l'accident nucléaire de Fukushima pourrait doubler

Le coût du traitement de l'accident nucléaire de Fukushima, comprenant la décontamination et le dédommagement des victimes, pourrait atteindre 100 milliards d'euros, le double de la somme prévue, selon la compagnie gérante de la centrale, ruinée par le tsunami du 11 mars 2011.

La catastrophe de Fukushima, la plus grave du secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine), en 1986, a entraîné d'importantes émissions radioactives dans l'air, les sols et les eaux de la région, et a obligé une centaine de milliers d'habitants à quitter leur logement. La somme de 10 000 milliards de yens (100 milliards d'euros), qui relève pour l'heure de l'hypothèse, ne comprend toutefois pas les charges liées au démantèlement des quatre réacteurs ravagés sur les six que compte le site. Ces opérations dureront autour de quarante ans et nécessiteront le développement de nouvelles techniques ainsi que la formation de milliers de techniciens.

"Nous devons discuter avec le gouvernement des besoins selon plusieurs scénarios", a dit mercredi le président de Tepco, Kazuhiko Shimokobe, à un journaliste qui l'interrogeait sur le risque d'un doublement du montant de 5 000 milliards de yens précédemment évoqué par le groupe. "Nous ne savons pas à l'heure actuelle quel sera le coût total, car nous révisons les chiffres pour la décontamination et les compensations chaque trimestre, mais si cela dépasse 5 000 milliards de yens, l'entreprise aura du mal", a-t-il prévenu.

Tepco indique en outre dans un document qu'une rallonge du même ordre de grandeur sera nécessaire en cas de volonté de nettoyer une zone plus étendue que celle définie initialement, ainsi que pour la construction de sites de stockage temporaires de détritus radioactifs. Comme gage de bonne conduite, la compagnie a promis d'économiser plus de 3 300 milliards de yens (près de 33 milliards d'euros) en une décennie. Et d'ajouter que des fonds supplémentaires de l'Etat allaient de toute façon être requis pour le retrait du combustible fondu et d'autres interventions liées à la déconstruction du site, Tepco n'ayant mis de côté que 1 000 milliards de yens (10 milliards d'euros), une somme nettement insuffisante.

INCAPABLE D'ASSUMER SEULE LE COÛT DE LA CATASTROPHE

Il est néanmoins probable que le groupe revoie plusieurs fois ses évaluations, sachant notamment que rien n'a encore été décidé ni pris en compte concernant les deux réacteurs épargnés de Fukushima-Daiichi et les quatre de la deuxième centrale, Fukushima-Daini, de cette préfecture du nord-est du Japon. Tepco a de surcroît insisté mercredi sur la nécessité de repenser le schéma actuellement en vigueur pour financer les réparations nécessaires.

Il prévoit par ailleurs de créer dans la région de Fukushima un siège dédié à la gestion de ce sinistre historique, une option qui devrait permettre de faire des économies de fonctionnement. Un centre de recherche sera également mis en place pour concevoir les techniques requises pour le nettoiement du site et des environs. La compagnie, nationalisée cet été, est incapable d'assumer seule le coût de la catastrophe. Elle est non seulement contrainte d'indemniser plus d'un million et demi de victimes et de procéder à des dépréciations massives d'actifs, mais elle doit également continuer à alimenter l'est du Japon, dont Tokyo. Elle doit pour cela faire tourner à plein régime ses centrales thermiques et dépenser de ce fait des sommes astronomiques en achat de gaz et de pétrole.

Le coût global du drame de Fukushima, qui n'a pour le moment fait aucun mort par irradiation, dépassera dans tous les cas et de loin ce qui sera effectivement pris en charge par Tepco ou l'Etat japonais. Car il faudrait en théorie y inclure tous les effets collatéraux, sur le commerce, l'industrie, le secteur touristique, etc., et pas seulement dans la préfecture de Fukushima mais dans l'ensemble du Japon. Source : http://www.lemonde.fr/japon/article/201 ... r=RSS-3208
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Message non lupar super_newbie_pro » 08 févr. 2013, 22:36

Nouvel incident à la centrale de Fukushima Daiichi

Tepco, le plus grand pollueur du monde depuis mars 2011, continue ses bêtises. Dans une bienveillance incompréhensible de la part de tous les pays du monde, cette entreprise qui aurait dû être mise sous tutelle dès le lendemain de la quadruple catastrophe nucléaire a continué d’exister et est restée entièrement responsable du site nucléaire sans garantir la moindre transparence (1).

Le 7 février 2013, Tepco a admis avoir perdu la veille une partie d’une machine, un grand cylindre permettant de charger et décharger le coeur du réacteur. Cette machine de chargement de combustible de 35 tonnes était tombée dans la piscine de désactivation lors de l’explosion du 14 mars 2011 ; une partie, de 1,5 tonnes, était encore visible et accessible. Suite à des travaux de déblaiement, le mât a donc sombré complètement, occasionnant probablement des dégâts supplémentaires.

Voici le rapport de Tepco en anglais, qui dit en gros qu’ils n’ont pas remarqué tout de suite que le mât était tombé et que ce n’est pas grave, puis une photo de l’intérieur de la piscine montrant une partie de cette machine. Le journal Asahi qui publie cette photo ne dit pas si elle date de 2013 ou si c’est une photo d’archive.

Image

Source http://lesmoutonsenrages.fr/2013/02/08/ ... more-38496
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Message non lupar super_newbie_pro » 05 avr. 2013, 21:15

Fukushima : un possible écoulement d'eau radioactive

Les incidents se multiplient à la centrale. Vendredi, Tepco a rapporté une interruption du système de refroidissement de la piscine de désactivation du combustible usé du réacteur n° 3.

La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a fait état dans la nuit de vendredi à samedi d'un possible écoulement d'eau contaminée dans le sol depuis un réservoir de stockage souterrain. Des éléments radioactifs ont été décelés dans de l'eau accumulée entre le sol autour de la cuve et la couche externe d'un revêtement imperméable recouvrant le fond du réservoir, a expliqué un porte-parole de Tepco lors d'une conférence de presse nocturne. La cuve enterrée est recouverte de trois couches censées empêcher l'eau de s'infiltrer dans le sol.

Les incidents se multiplient ces dernières semaines à la centrale Fukushima Daiichi mise en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. Vendredi, Tepco avait rapporté une interruption du système de refroidissement de la piscine de désactivation du combustible usé du réacteur n° 3, une avarie vraisemblablement provoquée par des travaux pour empêcher une récidive d'une grave panne d'électricité survenue les 18 et 19 mars. Un rat avait alors fait jonction entre deux connecteurs électriques et causé un court-circuit dans les distributeurs de courant qui alimentent plusieurs systèmes de refroidissement.

Cette semaine, plusieurs autres incidents se sont produits, à cause notamment d'erreurs de manipulation d'équipements. Beaucoup des moyens techniques provisoires mis en place sur le site pour éviter le pire lors de la phase aiguë de la crise sont encore en service et sont de fait très vulnérables. La situation de la centrale de Fukushima est considérée comme stabilisée depuis décembre 2011, mais le site reste très fragile, notamment dans le cas d'un nouveau séisme et d'un tsunami.


*****

MAJ 2013-04-06 :

TOKYO (Reuters) - Jusqu'à 120 tonnes d'eau radioactive pourraient avoir fui d'un réservoir de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, et contaminé les sols environnants, a annoncé samedi l'opérateur du site, Tokyo Electric Power (Tepco).
La compagnie électrique n'a pas encore déterminé la cause de cette fuite, découverte sur l'un des sept réservoirs stockant l'eau utilisée pour refroidir les réacteurs de la centrale fortement endommagée par un séisme et un tsunami en mars 2011.
Tepco, qui ne précise pas depuis quand le réservoir fuit, prévoit de transvaser les 13.000 mètres cubes d'eau restants dans d'autres cuves au cours des deux prochaines semaines.

Cette eau ne devrait pas s'écouler dans la mer, située à 800 mètres du réservoir, a rapporté l'agence de presse Kyodo.
Ces réservoirs, des trous creusés dans le sol après la catastrophe de mars 2011, sont entourés de panneaux étanches censés empêcher l'eau de s'écouler dans la terre.

Tepco a rencontré de nombreux problèmes pour faire fonctionner le système de refroidissement mis en place dans l'urgence après la catastrophe pour tenter de maîtriser les réacteurs.

Elle a annoncé vendredi que le système de refroidissement de la piscine d'entreposage de barres de combustible s'était arrêté pendant environ trois heures sur le réacteur n°3. Il s'agissait de la deuxième panne en trois semaines dans le système de circulation de l'eau de mer utilisée pour refroidir le combustible usagé.
Un séisme de magnitude 9 suivi d'un tsunami ont provoqué en mars 2011 à Fukushima le plus grave accident nucléaire au monde depuis celui de Tchernobyl en 1986. La centrale a été privée de ses générateurs d'électricité et son système interne de refroidissement des réacteurs a été brisé, entraînant la fusion partielle de trois réacteurs.

Tim Kelly, Bertrand Boucey pour le service français

*************

MAJ 19/08/2013 :

Fukushima: 300 tonnes d'eau radioactive s'échappent d'un réservoir

Un réservoir a laissé s'échapper 300 tonnes d'eau radioactive qui s'est répandue en flaques et dans le sol à la centrale nucléaire japonaise accidentée de Fukushima, a indiqué la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco). L'exploitant du site tente de pomper ce liquide pour éviter une extension de la contamination du site.

La radioactivité mesurée à environ 50 cm au-dessus de ces flaques était d'environ 100 millisieverts par heure, a-t-elle précisé. Un ouvrier qui serait exposé à ce niveau accumulerait en une heure la dose maximale autorisée en cinq années actuellement au Japon pour les travailleurs du secteur nucléaire, a expliqué le porte-parole de la compagnie.

L'eau provient d'un des nombreux réservoirs de stockage installés sur le site pour contenir de l'eau, dont certains éléments radioactifs ont été partiellement éliminés, mais qui reste néanmoins contaminée.

Tepco est parvenu mardi à localiser précisément le réservoir qui laissait s'échapper l'eau et a évalué à 300 tonnes la quantité qui avait déjà fui. Il resterait environ 670 tonnes dans ce réservoir.

Possible fuite en mer

Un muret peu élevé a été mis en place aux abords de ces citernes afin de contenir le liquide en cas de fuite. Toutefois, des valves pourraient avoir été laissées ouvertes, laissant ainsi l'eau radioactive s'écouler au-delà, d'où la détection de nappes d'eau à l'extérieur de cet espace fermé.

Le liquide ne s'est pour l'heure pas écoulé dans l'Océan Pacifique, a affirmé Tepco. Toutefois, avec le temps, cette eau se mêlant à l'eau souterraine accumulée en plus de deux ans pourrait aussi aller jusqu'à la mer, a reconnu le porte-parole.

Une "anomalie"

L'Autorité de régulation nucléaire a situé ce dernier incident en date au niveau un de l'échelle internationale des événements nucléaires (Ines, de 0 à 7), ce qui correspond à une "anomalie". "Le plus important à l'heure actuelle est de récupérer cette eau et de transférer l'eau du réservoir qui fuit dans un autre", a résumé Tepco.

La compagnie niponne se débat depuis mars 2011 pour faire face aux conséquences de l'accident survenu à la centrale Fukushima Daiichi (220 km au nord-est de Tokyo), à la suite d'un séisme suivi d'un raz de marée
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Message non lupar super_newbie_pro » 02 oct. 2013, 22:13

JAPON. Fukushima : 23 tonnes d’eau débordent des réservoirs

Tokyo Electric Power (Tepco), la compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a annoncé mercredi 2 octobre que 23 tonnes d'eau de pluie légèrement contaminée avaient débordé d'une zone de réservoirs de stockage de liquide radioactif. Par ailleurs, la firme a signalé la découverte de gouttes sur la partie supérieure d'une citerne.

Un typhon a frôlé mercredi le Japon et provoqué de fortes pluies dans l'est mercredi, averses auxquelles n'a pas échappé le complexe atomique ravagé par le tsunami du 11 mars 2011. Cette eau de pluie s'est accumulée dans les zones où sont installés des réservoirs, lesquelles sont couverts d'une dalle de béton et entourées d'un muret d'une trentaine de centimètres. Mais la quantité d'eau était telle qu'elle a franchi cette petite barrière et a pénétré dans le sol alentour, selon Tepco.

Des mesures effectuées sur l'eau restante ont montré un niveau de rayonnements bêta relativement faible de 15 becquerels par litre. Le total de césium radioactif y atteint pour sa part 33 becquerels par litre, soit trois fois plus que la limite fixée pour l'eau potable.

La crainte d'un second débordement

Tepco a en outre indiqué soupçonner un deuxième débordement, non quantifié, dans une autre zone de réservoir. Le niveau de radioactivité mesuré à cet endroit est un peu inférieur, selon la compagnie.

Par ailleurs, lors d'opérations de récupération d'eau de pluie, des gouttes ont été remarquées par un ouvrier sur la partie supérieure d'un réservoir de stockage d'une autre zone. Des examens sont en cours a indiqué Tepco dans un courriel.

Des incidents en cascade

Mardi déjà, 4 tonnes d'eau de pluie radioactive s'étaient accidentellement répandues au sol alors que des travailleurs la pompaient pour la transvaser dans un réservoir de 12 tonnes vide. L'eau qui a fui s'est répandue au sol dans lequel elle a en partie pénétré.

La centrale accidentée Fukushima Daiichi regorge d'eau radioactive en partie stockée dans un millier de réservoirs ou accumulée dans les sous-sols du site. Tepco se débat depuis plus de deux ans avec ce liquide dont la quantité augmente de jour en jour, une partie s'écoulant dans l'océan Pacifique voisin.

Récemment, des pluies torrentielles se sont abattues sur la région, ce qui a en plus provoqué une accumulation d'eau de pluie sur le site, que le groupe s'escrime à pomper pour éviter qu'elle ne soit trop contaminée et ne pollue davantage encore le sol et les nappes phréatiques.
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/ ... voirs.html
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Re: Catastrophe nucléaire JAPON ; séisme 9 - tsunami dévasta

Message non lupar super_newbie_pro » 04 oct. 2013, 08:16

Fukushima : le système de décontamination de l'eau mal en point

Le système de décontamination d'eau radioactive, remis en service en début de semaine à la centrale de Fukushima a été de nouveau été arrêté après le déclenchement d'une alarme. Selon l'exploitant Tepco, la seule unité opérationnelle des trois que compte ce dispositif appelé ALPS a été arrêtée après la détection d'une anomalie, non encore précisée.

L'unité C d'ALPS avait été relancée vendredi dernier après plusieurs mois d'interruption. Elle n'avait tourné que quelques heures avant de retomber en panne à cause d'un morceau de caoutchouc oublié dans un réservoir après les opérations de maintenance. Remise en marche lundi, elle avait apparemment tourné normalement jusqu'à ce vendredi matin.



"LE NIVEAU DE GESTION DE LA CENTRALE EST EXTRÊMEMENT BAS"

ALPS, conçu avec Toshiba, est un dispositif censé enlever 62 des 63 éléments radioactifs de l'eau déjà débarrassée des césium 134/137 et actuellement stockée dans un millier de réservoirs disséminés sur le site de la centrale ravagée par le tsunami du 11 mars 2011.

Ce "système avancé de traitement de liquide" (ALPS) avait initialement été mis en test à chaud en mars, mais il n'a pas fonctionné correctement et a été arrêté plusieurs mois. ALPS est un des rouages-clefs de la stratégie de Tepco pour traiter les centaines de milliers de tonnes d'eau du site, une quantité qui augmente de jour en jour et qui ne pourra pas être stockée indéfiniment, d'autant que les réservoirs utilisés ne sont pas fiables. Deux d'entre eux ont fui récemment et ont jeté le doute sur les 300 autres du même type.

L'Autorité de régulation nucléaire a ordonné à Tepco, jeudi, de présenter au plus vite des remèdes aux incessants problèmes de gestion de l'eau et accidents dans la centrale impliquant ces quantités massives d'eau radioactive. "On ne peut pas s'empêcher de considérer que le niveau de gestion de la centrale est extrêmement bas", a regretté l'instance. Le premier ministre Shinzo Abe, qui avait déjà haussé le ton devant la multiplication des incidents, a assuré que le problème de l'eau radioactive de Fukushima sera l'un des thèmes majeurs de la prochaine session parlementaire de l'automne.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... L-32280515
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